Pensée autour d’un voyage d’affaire à Helsinki

18 mai 2019

Le chef a décidé qu’il fallait que j’aille à Helsinki pour faire une réunion.
Oui, on a des téléphones, des salles de visio-conférence, des services web dédiés à ce genre de chose… mais non, c’est politique, il faut montrer qu’on est motivé à aller piquer les travail des autres sites du groupe. Donc voilà, c’est parti pour la prison volante.

Alors, il ne faut pas croire qu’on puisse organiser un voyage en 1h la veille…. mon plan de visite du centre ville a été épuisé dès la première soirée. J’ai ramé pour trouver des idées pour m’occuper dans un pays certes accueillant ( tout le monde parle anglais, la monnaie est l’euro, la culture est assez européenne…), mais assez inconnu pour que les 3 voyageurs de mon entourage n’aient rien d’extraordinaire à me faire visiter…

Je comprends pas comment une réunion de 6 heures peut-être efficace, mais quand on ajoute 6 heures de préparation du voyage (réservation des avions, hotel, voiture de loc…), 1 heure de transports pour aller à l’aéroport, 1h pour passer les sécurités, 1h d’avance pour être sûr de ne pas ratter l’avion qui a systématiquement du retard et les 2h30 de vols, plus 1h pour sortir de l’aéroport avec la voiture de loc, et 1h pour trouver l’hotel (donc on en est à 7h pour l’aller) et autant au retour, on voit que la grosse réunion a été beaucoup plus efficace pour stresser, fatiguer, emmerder l’employer et sa famille! C’est le même bilan pour les coûts (avion+bus+voiture de loc+hotel+frais de bouche…)

Redmine migration

14 mars 2019
  • In the old PHPmyAdmin, make an export of the redmine database (normal parameters: utf-8….)
  • Copy all folders : “files” + “ plugins” + Public/Themes/… (for attachments, plugins and theme)
    • for my Bitnami installation, the path was : /opt/bitnami/apps/redmine/htdocs
  • In the new PHPmyAdmin (from the new Redmine you already installed), “drop all tables” from the “redmine” databaseImport your SQL file (from point 1)  )
  • Here, you may have to execute a “DB:migrate” command. I was under windows, I succeed with this one :

C:\Bitnami\redmine-3.3.3-1\apps\redmine\htdocs>c:\Bitnami\redmine-3.3.3-1\ruby\bin\bundle exec rake db:migrate RAILS_ENV=production

This means that you have to be in the htdocs folder of Redmine, and excecute the “bundle.exe” from Ruby….
  • Copy all the folders (files + plugins + themes) where they belongs . the “theme” was not at the same place on Synology as in BitnamiRestart your Redmine (I mean Apache and MySQL and probably ruby….. I don’t know, we are only using “packaged” installation like Bitnami or Docker)Your are done
😊

. All users/tickets/preferences have been moved. All attachments also.

  1. If Ruby does not restart, then, delete plugins one after the other. One may be incompatible. I had the luck that there where a new version for my plugins working with my the new Redmine…

Encore une réparation de cuiseur de riz

13 décembre 2018

Emil a appuyé un peu fort sur le bouton d’enclenchement de la cuisson, et on ne pouvait plus l’utiliser. Évidemment, c’est arrivé avant le repas, quand le riz n’était toujours pas cuit. Donc premièrement, trouver une solution rapide pour pouvoir manger pas trop tard : j’ai mis le bol d’alu du cuiseur directement sur le gaz (je suis content de ne pas avoir d’induction, ça n’aurait pas marché)
Deuxièmement, ouvrir la machine, et chercher ce qui coince. Et se rappeler de la chanson de Regg’Lyss : « met de l’huile » ! et hop, il remarche.

"met de l'huile" dans un cuiseur de riz... mais pas là on où on croit :)
« met de l’huile » dans un cuiseur de riz… mais pas là on où on croit 🙂

C’est la 3ième réparation de notre cuiseur de riz. J’avais déjà changé 2 fois (environ tous les 2 ans) le fusible thermique, et publier un tutoriel sur ce point, qui est l’un de mes articles les plus commentés, avec des retours très positifs du genre « merci, j’ai pu réparer mon cuiseur de riz! » (ce qui me fait vraiment plaisir, j’ai l’impression d’avoir fait beaucoup augmenter la longévité des appareils électriques en France 🙂 )

Et je vois que je n’ai pas changé cette protection thermique depuis 4 ans, c’est 2 fois la durée des 2 premiers fusibles.

Le vélo, c’est moins dangereux que la voiture, quand on est jeune.

3 septembre 2018
C’est un sujet qui revient souvent, et si vous n’avez pas été convaincu par mon article « Décidément, pour le vélo … ce qui est dangereux c’est de ne pas en faire ! » (en 2013, déjà!), je me permet d’en remettre une couche avec ce joli graphique, publié dans PLOS ONE (un revue à comité de lecture par des paires) :

L’unité des ordonnées « F/MHU » signifie « Morts(Fatality) par Million d’Heure d’Utilisation ».

  • On voit qu’à 20 ans, conduire une voiture est 3 fois plus dangereux que de conduire un vélo (c’est par million d’heures et c’est un facteur 5 pour le hommes dans un autre graphique de la même publication)
  • En dessous de 30 ans, c’est le même risque en Angleterre, mais le vélo est toujours 2 fois moins dangereux que la voiture aux pays-bas (toujours par heure de trajet)
  • ensuite, ça se dégrade pour le vélo (mais reste très faible, et totalement négligeable par rapport au facteur 30 précédent)
  • Bon, après 70ans, il faudrait s’arrêter de faire du vélo sauf si on veut mourir « en bonne santé mais peut-être plus rapidement ». Il me semble que c’est la volonté de beaucoup de gens, c’est en tout cas la mienne
  • on remarque que le graphique pays bas donne une moyenne sur tous les âges quasi-équivalente (et très basse) pour vélo et voiture.

Bref, si quelqu’un de votre entourage vous dit « prendre le vélo, c’est tout de même plus dangereux que la voiture », vous pouvez répondre que non, ça dépend de l’âge (et du pays où vous êtes) .

Mais surtout, rappelez-lui le graphique de mon article précédent sur le sujet : c’est surtout bon pour la santé, avec un facteur pouvant atteindre 30!

Il y a quantité d’article qui montrent que les trajets en villes sont aussi rapides à vélo qu’en voiture. (cet article québequois donne des mesures des trajets de 38min « sans avoir à garer la voiture », contre 39min pour le cycliste. Et même sans le parking, 1/4 des cyclistes étaient arrivés avant la voiture). Bref, le risque « par heure » est proche du risque « par km ».

Le graphique ci-dessus est issue de cette publication :  par Jennifer S. Mindell , Deborah Leslie, Malcolm Wardlaw en 2012 (donc j’aurais pu l’intégrer à mon précédent article)

Zurich-Sexten en 4 jours

10 juillet 2018

C’est plutot 3,5 jours, puisque ça commence par un train partant tôt de Munich et arrivant à Zurich à midi.
Papa avait parfaitement bien fixé le RDV à la fontaine devant la gare, avec photo Streetview. Je le trouve sans problème. Comme si on n’avait pas de téléphone mobile 🙂

Cet après-midi, de Zurich à la montagne d’avant Andermatt, il a plu, mais pas trop. Si bien que j’ai enlevé le manteau qui était trop chaud, et j’ai pu sécher sur mon vélo. Il y avait des travaux avant la côte, c’était pas clair si les vélos étaient autorisés dans le tunnel, on y est quand même allé, sans problème. On s’est retrouvé vers 20h dans la montée, mon 111ième km (plutôt 200 pour papa qui avait pédalé le matin) et plus de 1600m de montée. On avait l’ambition de passer de l’autre coté avant de dormir, mais en voyant les 10 épingles à cheveux qui montait devant nous, on a préféré dormir avant le col, pas trop haut. C’était humide, brumeux, vallée encaissée où on entendait bien le ruisseau en bas, mais en s’éloignant, ça allait. J’ai trouvé un chemin à peu près vert derrière un chantier, on a planté des bâtons pour tenir le toit (Technique breveté Papeton 😉 ). On était à 1200m d’altitude. Il ne faisait pas chaud, mais pas trop froid non plus. C’était humide, mais pas vraiment mouillé. Une bonne nuit.

Le premier jour « plein », on commence de bonne heure (levé vers 7h, départ 8h de mémoire). Je pensais que papa allait me stresser pour ranger/plier vite… mais non. Et là, on se tape un bonne montée jusqu’à Andermatt, et une belle grosse pour le col de l’Oberalp qui culmine à 2044m. En montant vers le col de l’Albula, on voit qu’on arrivera trop tard pour passer de l’autre coté, on bivouac au bord de la route, à 1800m d’altitude. On s’arrête vers 20h; « un peu tôt » pour papa. Juste 12h après le départ, si c’était un temps de travail, ça serait illégal!

Le 3ième jour (et 2ième jour plein), a été le plus long. On commence donc par « finir » les 500m de dénivelé pour atteindre le col de l’Albula. Dans la descente, je fais une pointe à au moins 77km/h (mon compteur n’a pas la mémoire de la vitesse max, j’ai donc du regarder mon compteur, et potentiellement manqué le 80km/h). Je trouve très frustrant d’avoir à freiner à fond à chaque épingle à cheveux : quelle énergie perdue. Papa, lui, dit qu’il aimerais que ça dure plus longtemps, pour profiter du paysage (ce que j’avoue ne pas faire du tout!). On est ensuite monté jusqu’au col de l’Ofen (Fuorn en romanche, Forno en italien, 2149m), et fait l’étape la plus longue du périple, avec 180km et moins de 2000m. Papa était très remonté contre la magnifique piste cyclable qui nous a fait faire un beau détour (en gros, ça a doublé les derniers 20km). On est tout de même arrivé trop tôt selon papa (20h encore une fois), on ne voulait pas trop se rapprocher de Bozen (Bolzano). On a fini dans les champs de pomme, qui couvre toute la vallée, et qui sont souvent irrigué par arrosage automatique. On a donc monté le « toit », même si il n’y avait pas trop de risque de pluie, et qu’il faisait bien chaud. Il a été totalement trempé par la rosée.

Le dernier jour devait être « plus cool », avec seulement 120km et arrivée vers 14h. Sauf qu’après avoir été menacé (voire poussé!) par un camion (qui m’a serré sur le bas coté en klaxonnant) , j’ai insisté pour prendre les pistes cyclables. On est arrivé plutôt vers 20h, et on a fait facilement 160km. Et on a même pas penser à envoyer un SMS à Maman qui nous attendait à l’hôtel. Papa était prêt à craquer à cause de ces pistes cyclables qui tournent tout le temps, ne sont pas toujours goudronnées, rallongent (parfois d’un facteur 3) le nombre de km (et surement plus pour le dénivelé). Mais moi, après le méchant camion et un tunnel interdit aux voitures, je m’en foutais d’arriver en retard. Et pour les jambes, j’étais en pleine forme (mais pas les fesses!)

Les détails: voici les prévisions de trajet par papa, et les localisation « google.maps » de nos bivouac. C’est marrant, mais même un mois après, on s’en rappelle tellement bien qu’on peut facilement le retrouver sur maps/streetview.

  • 1er jour : https://www.bikemap.net/fr/r/4340004/  (je me souviens que mon compteur affichait 111km. ), campement là.
  • 2ième jour: https://www.bikemap.net/fr/r/4340162/  c’est ce qu’on aurait dû faire (on avait prévu que si on arrivait trop tard, on resterais avant le col de l’Albula), on a fait 150km et 3200m de montée. On a dormi près de ce sapin.
  • 3ième jour : https://www.bikemap.net/fr/r/4340163/ (faut rajouter la fin du parcours précédent) là, je suis moins sûr de ma localisation du bivouac. (mais ça correspond au souvenir « orientation des sillons de paumier, entre autoroute et chemin de fer »)
  • 4ième jour: https://www.bikemap.net/fr/r/4340173/ là, le trajet est faux, puisqu’on a pris vers la fin plein de pistes cyclables, en plus de celle où on s’est trompé en sortant de Bozen. (adresse : hotel St-Veit, Sexten. Je l’ai aussi retrouvé par maps, mais bon, heureusement que Sexten est petit)