Archive for the ‘perso’ Category

Petite entorse en monocycle.

lundi 21 mai 2018

Depuis plus d’un an, je me suis remis « sérieusement » au monocycle, et je pensais vraiment que c’était un sport pas dangereux. On tombe vite… mais pas de haut.

Mais c’est comme tous les sports, si tu fais des choses inhabituelles, faut être bien concentrer (parce que je suis sûr que les reflexes sont dépendant de la concentration)

Hier, j’avais fait plus d’une heure de surf (c’était bien, y’avais même pas trop de monde malgré le superbe temps), j’étais donc un peu fatigué. Comme les enfants n’étaient pas sortis, je les ai poussé à sortir (on a fait le tour des distributeurs-de-chewing-gum-à-20-centimes, qui n’existent pas vraiment dans les rues parisiennes, surement pour cause de vandalisme).

J’aime pas sortir à pied, donc j’ai pris mon monocycle. Les enfants étaient en trottinette. Je devais donc pédaler vite. Sur le retour, je sens que le monocycle va tomber, je me prépare à atterrir les 2 pieds bien à plats (comme d’hab, quoi), mais le monocycle me re-soulève (dernier coup de pédale non maitrisé ?) et j’atterris sur la pointe du pied gauche, dans un mouvement assez incontrôlé et tord la cheville vers l’extérieur. Sur le coup, j’ai bien senti que j’avais mal, et parié sur une entorse. Contrairement à l’année dernière, il n’y a pas de neige, pas de remorque à tirer, les enfants peuvent rentrer seuls (mais ils sont gentils, ils m’attendent!).

J’ai attendu le lendemain pour aller à l’hopital. Ils m’ont fait une radio ==> pas de fracture. Mais devant mon refus de poser tout mon poids sur le pied, ils me font une tomographie qui montre une « mini-fracture » d’un petit os sous le pied. Rien de grave, ça va se réparer tout seul. Je m’attendais à ce qu’ils me fassent le coup de la radiographie mobile en me tordant le pied, mais non.

Le soir, je peux déjà poser le pied complètement, comme me l’a conseillé le médecin. J’aurais pu me faire un peu moins de soucis…

Les Triathlons des Bottaro de Munich

mercredi 22 novembre 2017

Depuis 2 semaines (et surement ce dimanche encore) nous faisons des « triathlons ». Celà consiste à parti à vélo (tous attachés!) et aller à la patinoire. Les enfants adorent.

Puis une pause « cantine » et enfin piscine… sinon, ce ne serais pas un triathlon.

Le premier a eu la particularité de se finir sous la grêle, lors d’une violent bourrasque. Léona qui était sur le siège-arrière a dit « ouah, le vent est tellement fort que les cailloux volent! ». J’étais content de mon attelage, parce que j’imagine qu’Emil sur ton vélo tout seul ne serais pas rester debout lors de cette bourrasque . J’ai vraiment senti que j’allais à peu près droit tout en étant penché de 10 à 20°C vers la droite (d’où venait le vent).

Léona se débrouille très bien en patin à glace. Emil a plus de mal, mais ça vient.

Munich, capitale du surf de rivière

samedi 30 septembre 2017

Pour faire du surf, il suffit de mettre une combi, et de prendre son vélo :). ça me prend 30min en me pressant. Suffit de mettre 2 clés (vélo+maison) dans ses bottillons néoprènes, et hop, la liberté aquatique!

Vous le saviez surement déjà, c’est à Munich qu’est né le surf de rivière. Il y a 3 vagues régulières en cours d’eau (de 3 tailles vraiment différentes) et une artificielle (en salle avec des turbines, à 40€ les 3/4 d’heures!). Et puis quand l’Isar est en cru, on en voit aussi surfer ces vagues provisoires (mais j’ai peur des troncs d’arbres qui se baladent).

J’avais essayé 3 fois la « grande » vague, près du centre ville, là où le surf des ville est né. Mais les 2 dernières fois, je me suis fait rejeté parce que je n’avais pas la bonne planche. Ces derniers temps, j’ai essayé de m’y remettre à la vague « pour débutant » (près du camping), mais elle était trop courte (ou ma planche trop longue), et n’est là qu’entre 14 et 17h (sinon, les barrages sont fermé ==> pas assez d’eau) et donc, il y a trop de monde. La « grande » vague est même illuminée dès qu’il fait nuit (testé dimanche dernier à partir de 19h20).

Enfin bref, c’était pour dire que j’ai revendu (150€) mon ancienne planche de surf (de mer), pour en prendre une (400€) spécialement pour rivière (et plus à ma taille).
Et donc, maintenant, j’en profite bien. Aujourd’hui, j’ai même demandé à un touriste de m’envoyer une vidéo de moi, comme ça, vous aussi, vous pouvez en profiter.

Le choix de la planche n’est pas aussi facile qu’on l’imagine. Il y a plein de marque, mais quasiment tous les vendeurs te disent : soit tu en prends une pour « grande » vague, soit pour moyenne vague (la débutant). Moi qui en voulait une pour toutes les vagues…

le premier jour d’école

mercredi 13 septembre 2017

Les Allemands n’ont pas de mot comme nous pour « la rentrée ». C’est tout simplement le « premier jour de classe ».
Linguistiquement, on pourrait en déduire que ce n’est pas un jour si important pour eux… c’est tout le contraire.

C’est LE rite de passage (les juifs ont la circoncision, les catho la confirmation…).
Quelque part, je trouve ça bien : un rite laïque, centré sur l’éducation, l’avenir. Je peux pas mieux trouver.

Mais ça prend des proportions surprenantes. La majorité des familles invitent les grand-parents à venir à l’école le premier jour.

J’ai déjà raconté le bricolage obligatoire du « cornet scolaire » (Schultüte) avant les vacances, dans le dernier mois de kindergarten.
Ce cornet doit être rempli de cadeau pour le 1er jour d’école. Les articles de presse rappellent la rêgle de bon sens : « l’enfant doit pouvoir porter son cornet tout seul » (évidemment, si vous mettez une mini-moto dedans, ça va être compliqué). Les gens mettent facilement 2kg de bonbons dedans.

Les voisins pas forcément croyants nous ont invité à aller à l’église bénir le cornet (ou l’enfant, je sais plus) à 8H.
Nous, on s’est contenté du rendez-vous de l’école à 9H. Comme attendu, c’était plein de parents, de grand-parents, de tantes, etc. Et chacun de raconter qu’il vient de l’autre coté de l’Allemagne, que son avion de 7h de mat était un poil en retard. (c’est là où le rite devient destructeur de l’avenir climatique de nos enfants)

On s’installe dans un réfectoire tout plein, on laisse Léona au premier rang. L’introduction de la cérémonie est faite par une classe de « deuxième » (équivalent CM1) qui chante une chanson dédiée à l’école dans laquelle nous sommes. Je trouve ça très bien pensé, très adapté, jolie, bravo!

Puis la directrice se présente comme nouvelle, elle aime s’entendre parler, mais ne parle pas assez fort… Elle présente les 3 institutrices qui ont l’honneur de présenter le plus important.

Le clou de la cérémonie, c’est l’appel des élèves par leur institutrice, définissant ainsi qui est dans quelle classe, avec quel prof. La directrice a prévenu : chaque élève doit réussir à venir seule avec son cornet sur la scène.

Léona est la première appelée. (les Allemands n’ont pas de noms commençant par « A » ?). On a pu lui donner le cornet à temps, elle réussi à monter sur scène. Et là on imagine combien l’absence de cornet aurait pu condamner les débuts scolaires de notre enfant…

Ensuite, l’institutrice (Madame Renard 🙂 ) mène ses élèves et leur parents dans la salle de classe. Il n’y a pas assez de place dans la classe pour tous les grands-parents, je reste dans le couloir. Heureusement que Nadine est arrivé à entrer, elle obtient les informations indispensable à la rentrée:

  1. Liste des fournitures scolaires (voir § suivant)
  2. l’emploi du temps
  3. le prochain rendez-vous parent-prof… qui est l’atelier « couverture des livres scolaires ».

Les fournitures scolaires.

3 pages de listes pour les fournitures scolaire. à gauche, le looooonnnng ticket de caisse.

Dans un monde parfait, on imagine que 90% des fournitures scolaires sont communes à tous les élèves (4 cahiers, crayons de couleurs, stylo, colle) et que chaque instit’ ajoute 10% de touche personnelle, en particulier pour l’enseignement des arts.
L’école n’est pas parfaite. L’école nous prévient avant les vacances que la liste ne sera diffusé que le jour de la rentrée, puisqu’elle dépend de l’institutrice.

Mais on sait qu’on a que 2 jours pour tout acheter. rentrée mardi matin, « vérification » des achats le jeudi soir 18h, lors de la réunion de couverture des livres (qu’il faut également payer).

Quand on voit la longue liste (3 pages d’écriture imprimée en petits caractères!), y’a de quoi s’énerver. Soit vous avez pris 2 jours de congés pour la rentrée, soit vous êtes « au foyer ».
Heureusement, il y a une autre solution (merci les voisins vaguement catho) : vous donnez la liste à la papèterie du coin, qui a prévu le coup, et employé 5 mini-job/mini-contrats pour faire votre sac de course à votre place. Ils téléphonent sur votre portable quand c’est près, et vous n’avez plus qu’à payer les presque 100€ !

Enfin, c’est la théorie « zéro effort ». J’ai tout de même passé 2 heures à vérifier les achats jusqu’à minuit (et apprendre qu’ils n’ont pas de carreau (« réglure ») SEYES, mais des numéro de réglures (« lineature 1 ») pour d’autres genre de carreau ou lignes), et marquer chaque fourniture du prénom de ma fille. Sans oublier de mettre le bon cahier (« 32 pages A4, réglure N°20 ») dans le bon protège cahier (« A4 rouge »).

Ah, et il manque encore les « feuilles de couleur A3 » et une « boite à chaussure » pour l’enseignement d’arts plastique.  Même les employés de la papèterie ont du mal avec les trop longues liste (il manquait 2 « pinceaux n°20 »).

Au final, je suis content. Léona est dans une bonne classe (la classe suivante avait l’air d’être pleine d’étranger. Cette ségrégation parait bien abusive…), avec un prof ayant de l’expérience, et dans une jolie école au décors vieillot (voir dernière image).

Camper en forêt avec les enfants

dimanche 23 juillet 2017

La semaine avait déjà bien été « nature » avec cette apparition tôt le vendredi matin dans la cour : 2 hérissons ont frissonné de peur quand j’ai bougé mon vélo. On ne sais pas comment ils sont rentrés dans la cour… et pas non plus comment ils en sont sorti, mais ils n’étaient plus là le soir. (la trottinette est bien la nôtre).

Le Samedi, on a donc suivi le refrain d’une chanson adorée par Léona « on campe beaucoup trop rarement » (en Allemand: « viel zu selten, gehen wir zelten »).

Nadine a le vélo parfait pour ce genre de petite escapade : il suffit d’y accrocher les sacoches, et hop, le vélo est transformé en « vélo-porte-charge », le tout compatible avec le siège enfant.

Nous ne sommes pas allé loin (la forêt de l’autre coté de l’Isar), mais Léona ayant un plâtre, elle ne peut pas faire du vélo.

On a fait le menu « trappeur » habituelle: patate (pré-cuite), lardon et oignons dans l’aluminum, directement dans le feu. (3ième photo) C’était pas trop mauvais, malgré le tout petit feu qu’on s’était autorisé dans un « seau à barbecue ».

Vu que la mini-clairière que j’avais repéré sur les images satellite était entretenue par des chasseurs (l’herbe était rasée, et y’avais un affût à chasseurs en bordure de prairie), Nadine nous a poussé à planter la tente dans un petit chemin… qui s’est avéré assez passant (on n’était pas à 2km de la limite de la ville). Il y a de tous chez les Allemands. Certains se sont exclamés « super aventure pour enfants », et d’autre « c’est interdit de camper ici »… sans oublier le « le feu dans une forêt l’été, c’est très dangereux » (bon, OK, 7000 hectares sont partis en fumée dans le sud de la France cette semaine là, mais à Munich, l’herbe était verte).

J’avais laissé un aluminium plein de patate-lardon dans le seau à barbecue… et le lendemain, il était parti (alu compris).

La nuit a été bien pluvieuse. Je suis heureux qu’on ait investit dans cette tente, elle a bien tenue. Les impressions typiques des nuits en forêt étaient au rendez-vous. Surtout le vent qu’on a entendu arriver 5 minutes avant qu’il ne commence à bouger la tente.

Les enfants étaient sur-excités, on a eu du mal à les endormir. J’ai même fait une ballade nocturne à 22h avec Léona.