Pensée autour d’un voyage d’affaire à Helsinki

18 mai 2019

Le chef a décidé qu’il fallait que j’aille à Helsinki pour faire une réunion.
Oui, on a des téléphones, des salles de visio-conférence, des services web dédiés à ce genre de chose… mais non, c’est politique, il faut montrer qu’on est motivé à aller piquer les travail des autres sites du groupe. Donc voilà, c’est parti pour la prison volante.

Alors, il ne faut pas croire qu’on puisse organiser un voyage en 1h la veille…. mon plan de visite du centre ville a été épuisé dès la première soirée. J’ai ramé pour trouver des idées pour m’occuper dans un pays certes accueillant ( tout le monde parle anglais, la monnaie est l’euro, la culture est assez européenne…), mais assez inconnu pour que les 3 voyageurs de mon entourage n’aient rien d’extraordinaire à me faire visiter…

Je comprends pas comment une réunion de 6 heures peut-être efficace, mais quand on ajoute 6 heures de préparation du voyage (réservation des avions, hotel, voiture de loc…), 1 heure de transports pour aller à l’aéroport, 1h pour passer les sécurités, 1h d’avance pour être sûr de ne pas ratter l’avion qui a systématiquement du retard et les 2h30 de vols, plus 1h pour sortir de l’aéroport avec la voiture de loc, et 1h pour trouver l’hotel (donc on en est à 7h pour l’aller) et autant au retour, on voit que la grosse réunion a été beaucoup plus efficace pour stresser, fatiguer, emmerder l’employer et sa famille! C’est le même bilan pour les coûts (avion+bus+voiture de loc+hotel+frais de bouche…)

Un jour et demi à Helsinki

17 mai 2019

Tout d’abord, je tiens à dire que rien ne vaut les plaisirs du chez soi, et quand on en a marre, il vaut mieux commencer les vacances dès la porte de sa maison, plutôt que d’émettre des tonnes de CO2 pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Malheureusement, il y a encore des entreprises qui pensent que perdre du temps dans l’avion rend les meetings plus efficace, et voilà pourquoi je peux faire un retour d’expérience « 1jour et demi à Helsinki » que je n’aurais jamais fait de mon plein gré.

I. Les moyens de transports

J’ai commencé à pied, et je vous conseille ce mode de visite. Le centre-ville n’est pas énorme, et assez piéton.

I.A.                Trottinette

Mais j’ai également essayé les trottinettes électriques (avec l’application VOI, mais il y a un autre concurrent sur le marché…). C’est relativement cher (25cent/min + 1€ à chaque déverrouillage de trottinette.). Et ce n’est pas si bon que ça. Ça ne roule qu’à 20km/h à plat. Pas dans le côtes, ni sur les gros pavés qui sont courant dans le centre-ville. La notice dit qu’il faut un casque (que personne ne porte), qu’il ne faut pas être sur le trottoir… mais pas non plus sur la route, donc seulement sur les pistes cyclables.

I.B.                Le vélib local

J’ai donc essayé un troisième moyen de transport (mon préféré là où j’habite) : le vélo. Ils ont un système genre Vélib de location de vélo à borne. Pour dévérouiller le vélo, il faut s’inscrire sur internet (j’ai d’abord commencé par chercher un application Androïd… mais non). L’inscription (avec carte de crédit, évidemment) te donne un numéro de client qu’il faut taper sur le vélo même. Puis un code à 4 chiffre que tu as choisi toi-même. Et voilà. Pour 5€, 24h de « vélib » (ça s’appelle « alepa fillari » à Helsinki). C’est pas non plus parfait : il faut le raccrocher à une borne toutes les 30 min (bon, les premières 30min de dépassement ne sont pas d’un prix rédibitoire) , le vélo est lourd, les stations pas si fréquentes que ça, et la selle est bizarre je trouve. Mais c’est ce qui se rapproche le plus du meilleur moyen de transport citadin possible (le vélo). On peut aller n’importe où (il y a des stations assez loin du centre), à sa vitesse (entre 0 et 30 à l’heure), je ne me suis même pas fait klaxonné (ce qui m’arrive relativement souvent à Munich parce que les gens pensent que la piste cyclable est obligatoire… même quand elle ne l’est pas). On peut même faire « pause » sur le vélo, loin d’une station. Y’a un anti-vol intégré au guidon qui permet de bloquer le guidon vers la droite.

II. Les visites

J’avais prévu les visites classiquement conseillées par Michelin.

II.A. La place du Sénat avec l’église Luthérienne

L’église est ouverte, et est sympa à visiter : la déco est un peu minimaliste, ça change des églises rococo bavaroises.

L’orgue est superbe ; mais ce qui surprend le plus, ce sont ces demi-portes (demi hauteur) qu’on doit ouvrir pour pouvoir s’asseoir. Ces portes ne sont pas verrouillées, j’ai pu m’asseoir, très pratique pour faire une pause « plan sur téléphone portable »

B.                La place du marché.

Je suis arrivé un peu tard, tout était en train de fermer, donc je vous conseille d’y arriver bien avant 17h : Il n’y a plus rien à manger ni à acheter après. 

Mais on va sur cette place pour voir le quartier, et en particulier cette piscine extérieur flottante qui doit être chauffée puisqu’elle fume l’hiver (vu sur d’autres photos sur internet…)

Et depuis la terrasse en haut à gauche de cette photo, on voit bien l’église luthérienne 🙂

J’ai vu plusieurs fois ces uniformes de marrins, ça a l’air d’être porté avec fierté 😊

Depuis cette terrasse, on voit également le prochain monument à ne pas louper :

C.                L’église orthodoxe

Malheureusement, elle était également fermée. Peut-être que je suis arrivé trop tard. D’autres blogs ont pu le visiter.

Enfin, lors de ma balade en « vélib » local, j’ai pu croiser cette « église » montée d’une pointe de gratte-ciel. Là encore, fermée vraisemblablement parce que trop tard.

III.             Les restaurants

C’est assez difficile de trouver des restaurants typiques. En bavière, il y a beaucoup de biergarten ou autre « wirtschaft ». Mais à Helsinki, il me semble qu’il y a peu de resto locaux, mais beaucoup de Mc Do, pizza, chinois et même quelques kebab…

En me promenant à vélib près du port, j’ai pu trouver ce restaurant « salve » .

A.                Salade et eau

Ceci est (presque) gratuit ! c’est le seul pays avec la France où on peut demander de l’eau du robinet. Mieux, j’ai juste dit que je ne voulais rien boire, et elle m’a proposé de l’eau. Je m’attendais à la payer… j’ai eu l’impression que non… mais sur le ticket de caisse, c’est marqué 1€ (pour jäävesi = « eau glacé », y’avait en effet des glaçons). La salade est totalement gratuite dès qu’on commande un plat principal. C’est également le cas (pour la salade, je n’ai pas tenté pour l’eau, j’aurais dû) dans un petit resto pizza dans la banlieue d’Helsinki.

B.                Le plat principal

Je voulais tester un truc local, mais aucune idée de ce qui est typique. Je ne suis en plus pas un grand connaisseur en poisson… J’ai pris le « saumons grillé », et je n’ai pas du tout été déçu : il était succulent, tout fondant avec sa couche supérieure légèrement grillée : parfait. Les patates n’étaient pas pelées (j’imagine que c’était voulu), et avait un goût attendu, mais la sauce était super bonne.

Bon, c’était bien cher (27.5€ juste ce plat), mais ça valait le coût. Et aucun restaurant du centre-ville n’affichait des prix moins cher.

Comme le plat était au-dessus des attentes, j’ai voulu tenter le dessert.

C.                Le dessert

La traduction en français donnerait « fromage couineur lapon » dans de la crème et saupoudré de sucre-cannelle, servi avec une confiture de « Mûre des marais » (ou Plaquebière, chicouté, encore « baie polaire »).

Le fromage en lui-même avait une consistance un peu bizarre (d’où le « couinant »), mais la sauce-crème était bien sucrée, très agréable. Et la configure était également très bonne et originale.

Donc là encore, j’étais ravi 😊

Redmine migration

14 mars 2019
  • In the old PHPmyAdmin, make an export of the redmine database (normal parameters: utf-8….)
  • Copy all folders : “files” + “ plugins” + Public/Themes/… (for attachments, plugins and theme)
    • for my Bitnami installation, the path was : /opt/bitnami/apps/redmine/htdocs
  • In the new PHPmyAdmin (from the new Redmine you already installed), “drop all tables” from the “redmine” databaseImport your SQL file (from point 1)  )
  • Here, you may have to execute a “DB:migrate” command. I was under windows, I succeed with this one :

C:\Bitnami\redmine-3.3.3-1\apps\redmine\htdocs>c:\Bitnami\redmine-3.3.3-1\ruby\bin\bundle exec rake db:migrate RAILS_ENV=production

This means that you have to be in the htdocs folder of Redmine, and excecute the “bundle.exe” from Ruby….
  • Copy all the folders (files + plugins + themes) where they belongs . the “theme” was not at the same place on Synology as in BitnamiRestart your Redmine (I mean Apache and MySQL and probably ruby….. I don’t know, we are only using “packaged” installation like Bitnami or Docker)Your are done
😊

. All users/tickets/preferences have been moved. All attachments also.

  1. If Ruby does not restart, then, delete plugins one after the other. One may be incompatible. I had the luck that there where a new version for my plugins working with my the new Redmine…

Encore une réparation de cuiseur de riz

13 décembre 2018

Emil a appuyé un peu fort sur le bouton d’enclenchement de la cuisson, et on ne pouvait plus l’utiliser. Évidemment, c’est arrivé avant le repas, quand le riz n’était toujours pas cuit. Donc premièrement, trouver une solution rapide pour pouvoir manger pas trop tard : j’ai mis le bol d’alu du cuiseur directement sur le gaz (je suis content de ne pas avoir d’induction, ça n’aurait pas marché)
Deuxièmement, ouvrir la machine, et chercher ce qui coince. Et se rappeler de la chanson de Regg’Lyss : « met de l’huile » ! et hop, il remarche.

"met de l'huile" dans un cuiseur de riz... mais pas là on où on croit :)
« met de l’huile » dans un cuiseur de riz… mais pas là on où on croit 🙂

C’est la 3ième réparation de notre cuiseur de riz. J’avais déjà changé 2 fois (environ tous les 2 ans) le fusible thermique, et publier un tutoriel sur ce point, qui est l’un de mes articles les plus commentés, avec des retours très positifs du genre « merci, j’ai pu réparer mon cuiseur de riz! » (ce qui me fait vraiment plaisir, j’ai l’impression d’avoir fait beaucoup augmenter la longévité des appareils électriques en France 🙂 )

Et je vois que je n’ai pas changé cette protection thermique depuis 4 ans, c’est 2 fois la durée des 2 premiers fusibles.

Le vélo, c’est moins dangereux que la voiture, quand on est jeune.

3 septembre 2018
C’est un sujet qui revient souvent, et si vous n’avez pas été convaincu par mon article « Décidément, pour le vélo … ce qui est dangereux c’est de ne pas en faire ! » (en 2013, déjà!), je me permet d’en remettre une couche avec ce joli graphique, publié dans PLOS ONE (un revue à comité de lecture par des paires) :

L’unité des ordonnées « F/MHU » signifie « Morts(Fatality) par Million d’Heure d’Utilisation ».

  • On voit qu’à 20 ans, conduire une voiture est 3 fois plus dangereux que de conduire un vélo (c’est par million d’heures et c’est un facteur 5 pour le hommes dans un autre graphique de la même publication)
  • En dessous de 30 ans, c’est le même risque en Angleterre, mais le vélo est toujours 2 fois moins dangereux que la voiture aux pays-bas (toujours par heure de trajet)
  • ensuite, ça se dégrade pour le vélo (mais reste très faible, et totalement négligeable par rapport au facteur 30 précédent)
  • Bon, après 70ans, il faudrait s’arrêter de faire du vélo sauf si on veut mourir « en bonne santé mais peut-être plus rapidement ». Il me semble que c’est la volonté de beaucoup de gens, c’est en tout cas la mienne
  • on remarque que le graphique pays bas donne une moyenne sur tous les âges quasi-équivalente (et très basse) pour vélo et voiture.

Bref, si quelqu’un de votre entourage vous dit « prendre le vélo, c’est tout de même plus dangereux que la voiture », vous pouvez répondre que non, ça dépend de l’âge (et du pays où vous êtes) .

Mais surtout, rappelez-lui le graphique de mon article précédent sur le sujet : c’est surtout bon pour la santé, avec un facteur pouvant atteindre 30!

Il y a quantité d’article qui montrent que les trajets en villes sont aussi rapides à vélo qu’en voiture. (cet article québequois donne des mesures des trajets de 38min « sans avoir à garer la voiture », contre 39min pour le cycliste. Et même sans le parking, 1/4 des cyclistes étaient arrivés avant la voiture). Bref, le risque « par heure » est proche du risque « par km ».

Le graphique ci-dessus est issue de cette publication :  par Jennifer S. Mindell , Deborah Leslie, Malcolm Wardlaw en 2012 (donc j’aurais pu l’intégrer à mon précédent article)