BIZ Wandertag

11 septembre 2008

Mardi, le petit groupe d’organisation des activités extra-professionnelles du labo « décide » de faire un journée de randonnée (Wandertag) Jeudi, car les prévisions météorologiques sont parfaites.

La fille du labo (y’en a qu’une!) lance « ah, mais faut que Thierry prenne un jour de congés, et en si peu de temps, ce n’est pas gagné … ». Oui, car, rappel de ma situation : je suis employé (payé) par une entreprise qui fabrique des microscopes, mais je travail dans un laboratoire de l’université situé à 1,5km de l’entreprise. Pour ne rien simplifier, l’entreprise s’est récemment fait acheté par une grosse boite américaine (Agilent).
Mais je sais pas si elle voulait se débarasser de moi, au final, prendre un jour de congés (même que 2 de mes chefs sont en vacances) a été une toute petite formalité. « Kein Thema » a dit le patron.

Donc ce Jeudi (aujourd’hui), on est parti à la montagne, à 10 dans 2 BMW toutes options…. (je travaille en Allemagne, les collègues ont des voitures allemandes :), avec GPS intégré et tout et tout … sauf la 5ième place spacieuse)

Le rythme imposé par le sportif du labo était plutôt bon, un peu trop pour les plus vieux.

via ferrata sous le Brünnsteing

Juste avant le sommet, on a mangé un truc au « biergarten » du coin, comme il en existe près de chaque sommet des pré-alpes et des Alpes germaniques (et autrichiennes). Et chose nouvelle pour moi, on a eu le choix entre le chemin de randonnée « normale » et le « klettersteig » qui est la traduction de « via ferrata » qui consiste en un chemin d’escalade équipé pour que tout le monde (ou presque) puisse passer. Des barres de ferres, des escaliers et des cables sont attachés à la roche, et permettent de s’agripper et de monter facilement.

Comme d’habitude, la descente a été le moment de souffrance pour les jambes. Mais comme j’ai déjà fait une randonnée de montagne y’a 2 semaines auparavant, j’espère ne pas souffrir d’aussi longues (3 jours) courbatures que la dernière fois.

Comme d’habitude, tous ces efforts en valait bien la peine, juste pour le panorama en haut :

360° en haut du pic de Brünnsteing

Randonnée avec Marika et Béné

31 août 2008

Vache sympa pour les photos :)C’était une bonne randonnée, avec nuit en refuge du club alpin. Bénédict et Marika étaient là, mais également 2 amis de Béné.

Le chalet n’était pas trop loin du parking, mais la côte était bien raide. On a déposé les sacs assez vite dans le chalet, et on est reparti pour un petit tour avec Biergarten avant que le soleil ne se couche.

Le soir, on a sorti le camembert qui puait après un bon repas de patte à la bolognaise. Ensuite, on a joué au dés. Je pensais que je ne rentrerais jamais dans un tel jeu, mais les effets d’annonces, de bluff et tout ont donné pas mal d’intérêt au final.

le plus beau champignon que j'ai jamais vu !

le plus beau champignon que j

La nuit a été un peu agité, surtout à 4H du mat, on Béné et Marika se sont levé en même temps que moi pour aller au toilette, dans la nuit noire et obscure, en réveillant Nadine …

Le coin était pleins d’animaux. Surtout de vaches, c’est sûr. On a aussi pas mal vu de champignons, dont le plus beau que je n’ai jamais vu (si je fais confiance à ma petite mémoire)

Munich-Vienne-Budapest à vélo

23 août 2008

Cet été, comme l’année dernière, nous nous sommes lancé dans une aventure vélocipédique européenne.

Munich est d’ailleurs très bien situé au centre de l’Europe pour ça : imaginez, 3 capitales en 900km le long d’un même fleuve. Eh oui, Bratislava est aussi sur le Danube.

Vu qu’il n’y avait à priori aucune difficulté géologique (les Alpes l’année dernière), nous n’avions pas prévu avec précision l’itinéraire. Nous avions comme simple idée : rejoindre le Donau Radweg (la piste cyclable du Danube) qu’à partir de Passau. Avant Passau, viser « à l’œil », seule partie « aventureuse » du trajet. Sachant que la piste cyclable promettait d’être très facile, plate, droite, bien indiquée … bref, tout pour être un peu ennuyante.

Grand sourire de Nadine sur son vélo devant un beau paysage bavarois.

Grand sourire de Nadine sur son vélo devant un beau paysage bavarois.

1er jour : nous sommes sorti « au pif » de Munich.

Rien à dire de spécial sauf qu’on est parti assez tard après nos préparatifs de dernière minute qui nous ont pris toute la matinée. Grâce au don de Nadine pour la reconnaissance, nous avons trouvé un endroit parfait pour le feu de camp : génial !

2ième jour : On a suivi le Rott (qui est rouge-brun) jusqu’à Schärding qui est sur le Inn (un fleuve bien dans le vent) qui fait la frontière Allemagne-Autriche.

Nadine au petit matin

Nadine au petit matin

3ième jour : je ne voulais pas faire ce qui m’apparaissait un détour, suivre le Inn jusqu’à Passau pour rejoindre le Danube est sa fameuse piste cyclable. Alors on a coupé tout droit vers l’Est, malgré les dénivelés. C’était la journée la plus fatigante peut-être, mais aussi la plus variée : de la route moyenne au mini-chemin de terre dans le bois en passant par le gazon à travers champ. Puis la furieuse descente vers le et avec vue sur le Danube avec la meilleure pointe de vitesse du voyage (65km/h ?). Enfin, nos premiers km sur le « radweg », avec notre petite place pour camper à l’abris des regards, mais proche du Danube.

Verdure à gauche, Danube à droite, la route est plate et lisse, 18km/h de moyenne.

Verdure à gauche, Danube à droite, la route est plate et lisse, 18km/h de moyenne.

4ième jour : Notre plus longue étape jamais réalisée en un jour : 130km ! Bon, j’avoue, j’ai pas mal poussé Nadine vers la fin. J’avais même des courbatures à l’épaule droite. Mais le panneau « Vienne : 228km » vu à Linz et la réservation d’hôtel pour le lendemain soir, et surtout la piste cyclable toute plate avec macadam tout lisse et même le vent dans le dos, tout ça, ça nous a bien aidé. 18km/h de moyenne, ce n’est possible pendant tout une journée que dans ces conditions là. A part ce chiffre, on peut dire que bien souvent, la piste toute droite et légèrement monotone du Danube était un peu lassant. L’encaissement de la vallée et la verdure étaient tout de même jolies à voir.

On double une famille, avec peluche sur porte bagage :). Nous ne sommes pas les seuls à aller à Vienne.

On double une famille, avec peluche sur porte bagage :). Nous ne sommes pas les seuls à aller à Vienne.

5ième jour : pareil que le précédent (125km), sauf l’arrivée sur Vienne qui comme Munich a sa piste cyclable le long du fleuve qui arrive jusqu’au centre, très agréable. Je m’attendais à une capitale comme Paris, en un peu plus petit, j’ai vu plutôt une ville verte comme Munich (vue de la piste cyclable). (Le plan Google imprimé avant le départ est une chose à refaire 🙂 pour trouver l’hôtel).

pour plus de précision sur l’itinéraire, voici le lien google-maps.

Vienne est une ville pas trop grosse, avec toutes les attractions à touriste bien concentrées dans le sud (et le centre) du centre. On y a passé 2 jours et 3 nuits.

On a vu tous les trucs liés à Hundertwasser, un architecte dont Nadine et la ville de Vienne sont fans. Ses peintures ne sont vraiment pas ses meilleures œuvres, mais les bâtiments « embellifiés » sont marrant à voir.
Nous avons visité « l’ONU city » qui est sur une ile du Danube, loué pour 1 shilling (0.16€) par l’Autriche à l’ONU.
On a vu le Prater en mangeant un « running sushi ».

Ce qu’on a préféré, c’était les jolies maisons et surtout les cafés : le « Central Café » superbe pour son décor, sa climatisation (si, si, il faisait chaud), le service et aussi la bouffe, et tout ça à un prix raisonnable. Mais aussi le « kleines Café » qui apparait dans « before sunrise » (film avec Julie Delpy).
Ce que l’on déconseille : le musée « Sécession ». C’est le musée de Klimt où il n’y a qu’une salle pour ses œuvres qui sont directement peintes sur le mur. L’expo temporaire était à dégueuler (au propre : c’était plein de sang et de photo de massacres) et c’était cher. Les meilleurs tableaux de Klimt sont au Belvédère « supérieur » (ou le « haut Belvédère » ?)

le trajet vers BUDAPEST

Bronzage des pieds, très autrichien, en bandes horizontales ;p

Bronzage des pieds, très autrichien, en bandes horizontales ;p

Vienne-Bratislava : Enfin, on repars de la ville, dont les odeurs, en particulier la pisse et les pots d’échappement, sont difficile à respirer. Mais comme pour Munich, les derniers préparatifs (la poste pour nous envoyer les trucs inutiles à Munich + réservation des trains de retour) nous font perdre du temps. On se paume et on met 4H à sortir de la ville.
Mais déjà, on planifie de visiter (rapidement certes) une nouvelle ville : Bratislava. On s’arrête à qqus km de là.

(jour suivant) La Slovaquie est un pays assez neuf : il est en pleine construction ! Le café se paie à peine 1 € sur la place centrale et touristique de Bratislava, où siège également l’ambassade de France, avec sa fausse statue de Napoléon pour touriste. Y’a rien de vraiment touristique.
On fait nos courses dans la banlieue de Bratislava, comme dans n’importe quelle ville Autrichienne (chez Billa).

la route-digue est toute droite, à perte de vue (40km sans virage!)

la route-digue est toute droite, à perte de vue (40km sans virage!)

Et là, la piste cyclable est sur une digue le long du Danube. Ça veut dire que c’est encore plus plat, plus droit et plus monotone qu’avant Vienne ! Une chose bien dans les pistes autrichiennes, c’était les « biergarten » et autres « aire de repos sur l’autoroute à vélo ». Mais en Slovaquie, rien : pas un robinet où remplir sa gourde.

Pour finir avec le coté inhospitalier de la Slovaquie, les moustiques étaient là en très grand nombre, nous empêchant de nous arrêter pour monter la tente. Dès qu’on s’arrêtait, une dizaine de moustiques se posaient sur nous … on reprenait le vélo. On a fini par manger sur un banc dans une petite ville (où y’a moins de moustique). On cherché un coin et planté la tente à la faible lumière de la Lune (que je tiens à remercier).

Note : on aurait pu prendre le coté hongrois de la piste cyclable, mais c’était plus long, et moins plat.

Croisière sur le Danube vers Budapest. Il fait chaud ...

(jour suivant) Pas la grande forme pour Nadine. On passe par Kormano qui est une ville qui a été séparé en deux au niveau du Danube lors de la création de la Hongrie et de la Tchécoslovaquie. Le soir, je pars seul 20km en avant pour trouver un bar-internet. <note pour plus tard> Retrouver la tente de nuit est un peu hasardeux même si on marque le chemin avec des branches</note >

(Jour suivant) On arrive à Sturovo/Estergom (encore une ville Slovaque/hongroise). Et là, on décide de prendre le bateau. Et c’est parti pour 4H de croisière (presque) luxueuse, à bronzer, regarder le paysage, manger les maigres restes de sardines qu’il nous reste…. pour arriver à BUDAPEST !

Heldenplatz, l'arc de triomphe de BupdapestBUPDAPEST est une ville qui n’a pas été détruite pendant la guerre : 50% des bâtiments/habitations sont belles, avec du style « art nouveau » ou baroque, avec des couleurs, des balcons victoriens, etc, etc. Les musées sont dans des immenses palaces dorés. La haute température (qui fait les gros titre du 20H aussi à Budapest) nous pousse à visiter les églises (plus fraiches), les grands musées (pas toujours climatisés, mais frais un peu comme les églises), les thermes/bains romains, les grands resto climatisés, et même les centres commerciaux !

Le retour se fera en train avec 2 changement (Vienne et Salzbourg). Les tickets étrangers sont difficiles à obtenir à la gare centrale de Budapest (à bien garder à l’esprit! ).

A la cueillette de fraises

21 juin 2008

champ de fraises devant l\'université (bâtiment rouge)Cette semaine, la petite baraque à fraise à ouvert son champ, et donc en sortant de l’université (à vélo), j’ai la possibilité de cueillir mon futur dessert (denrée rare en allemagne) : des fraises.

ma cueillette de fraiseLe principe est surement le même que dans la ferme Viltain ou à la fête des fraises de Bièvres (dans les environs de ma campagne natale de Meudon) : on arrive avec son sceau, on cueille des fraises autant qu’on en veut et en partant, on paie à la quantité cueillie.
L’ambiance est champêtre (dans le champ, même), entouré de familles Croates (ils ont perdus ce soir au foot, malgré les centaines de drapeaux sur les voitures munichoises) et sous le soleil couchant 🙂
Sur la photo de gauche, le bâtiment rouge est le bloc de l’université où je travaille actuellement, le bloc en travaux est le prochain bâtiment où je travaillerais.

Le même fermier fait également les « fleurs à cueillir soit-même », mais pour une raison peut-être culturelle (ou plus sûrement une raison bassement terre-à-terre), les fraises ont beaucoup plus de succès et sont plus chère (enfin, 1kg de fraise vaut une dizaine de tulipes). Les fraises bénéficient d’une surveillance, d’un enclos grillagé haut de 2m avec une seule ouverture possible (près de la caisse= baraque à fraise). Le champ de fleurs est totalement ouvert, et la caisse est accroché sur un bout d’un mat coulé dans un baril de béton. (sans surveillance, à Paris, la caisse aurait déjà été démonté 10 fois dans l’année). Mais les fleurs, elles poussent 2 fois par an (ils changent l’expèce).cueillette de fleurs (2007/05)

Bilan: plus d’un kilo ramassé l’air de rien en bronzant, 4.5€ payé (oui, c’est pas donné), j’ai même récupéré un sceau en plastique. Mais surtout, les fraises étaient bonnes, sans pesticide (j’ai demandé à la madame) et sans besoin de sucre (elles étaient bonnes).
rangée de vélo face au champ de fraises.Un slogan qu’on voit sur les ricksha de Munich s’applique parfaitement à cette soirée « 0 sprit, 100% spirit ». Même si beaucoup de client-cueilleur étaient venu en voiture, une courte majorité avaient préféré le vélo (dont votre reporter)

Pour finir cet article en chanson, je vous conseil la très déstressante chanson du dimanche : « Plante un arbre« .

PS: Nadine trouve que j’écoute trop la chanson du dimanche, ça en arrive au point que je dis « cantine » (une de leur rime favorite avec « piscine ») pendant mon sommeil !

Les municipales en Allemagne

2 mars 2008

Bonjour,

voici les nouvelles de Munich. La tempète Emma a fait quelques morts (9 en autriche, suisse et allemagne dont 3 en allemagne) mais on pouvait tout de même sortir dans les rues de Munich, y’avais une foule normale au centre ville. Parfois, à vélo, on était stoppé par le vent !

Mais la grande information du jour, ce sont les Kommunal-wahl (élections municipales). Comme citoyens européens officiellement installé depuis plus de 3 mois à Munich, j’ai le droit de vote (au municipales). Ce n’est d’ailleurs pas qu’un seul vote, c’en est 3 :

  1. bulletins de votes kommunalpour le Maire (obermeister) en faisant une croix un bulletin jaune,
  2. pour le conseil communal, sur un grand poster rose avec les règles passionnantes écrites ci-dessous,
  3. pour le conseil du quartier (qui est en fait de la taille d’une commune ou un petit arrondissement français) sur un poster blanc, règles semblables.

Glisser un bulletin dans une enveloppe, c’est trop simple ! peut-être que c’est assez compliqué pour les français, mais pas pour les allemands! Et puis, ça implique que vous devez vous exprimer par un seul nom.
Ici, on vote en cochant des cases sur un énorme poster, un peu comme le loto, mais en plus gros.
Vous ne devez pas faire 6 croix parmis 49 case comme au loto (trop simple), vous avez 80 voix que vous pouvez exprimer selon plusieurs mode.

isoloir assis pour gros voteur

Les listes de candidat sont écrites par collones, côte à côte, sur votre poster.
11 listes de 80 candidats (ou lignes, 1 candidat pouvant être sur 3 lignes) ça fait un papier plus grand qu’un A1 (en rose sur la photo). Pour donner l’échelle, le jaune (pour le maire de Munich) est un A4.

1) Mode simple « par liste »

vous cochez la case en haut d’une liste (un parti), ce qui donne 1 voix pour chacun des listiers.

2) « kumulieren » : avantager certains candidats.

Vous pouvez donner 3 voix par candidats, sans dépasser 80 voix au total (évidemment). Comme les professions de chaque candidats est inscrite, vous pouvez éviter de voter pour un policier, un prètre ou un planqué de fonctionnaire …

3) Panaschieren : panacher vos choix !

Vous n’êtes pas obligé de choisir des candidats d’une même liste. Votez pour toutes les têtes de listes, si vous trouvez que ils sont tous bons, ou plutot, votez pour votre voisin que vous aimez bien même s’il est communiste même si tous vos candidats préférés sont à droite.

4) « Mode expert » : Kumulieren & Panashieren avec option « par liste »

Vous donnez 3 voix (kumulieren) à chacun de vos candidat préférés, dans différente liste (panashieren) et vous cochez la croix de la liste. Dans ce cas, les voix restantes sont données aux candidats non choisis de la liste, dans l’ordre d’apparition et dans la limite des voix restantes. (1 voix par candidat non choisi)

Comme certains parti n’ont pas 80 candidats, ils dédoublent (ou triple) les permières lignes, ce qui donne 3 voix au premiers de la liste si vous cochez la liste.

Votre bulletin est nul si vous exprimez plus de 80 voix (et pour les même raisons qu’en France, à savoir si vous signez, laisser tout vide ou si c’est pas clair)

Voter peut donc prendre un peu de temps, et c’est pourquoi, les isoloirs sont équipées de chaises !

Si comme moi, vous n’êtes pas sûr d’avoir bien tout compris, vous pouvez aller vous entrainer sur le simulateur officiel de la mairie 🙂 (en allemand, évidemment)