Après BOB-l’éponge, voici BOB-le-train !

25 juin 2007

BOB-le-trainNous sommes allé faire une tour en montagne avec André qui est de passage à Munich pour la semaine.

Nous sommes allé en train dans les Alpes, et nous avons bien marché. Le train, qui a pour destination finale Bayrische OberlandBahn a un nom tout trouvé : BOB. Les controleurs (qui sont sympa : ils nous laissent descendre du train avant de nous controller, quand on a pas de billet) ont également une étiquette “BOB” (Bob-le-controleur) sur la poche de leur veste :)

On avait pas prévu les pic-nics, nous nous sommes donc rabattus sur le restaurant d’altitude. Une fois dedans, nous avons fait nos poches : 9€. Merci à Nadine sans laquelle nous n’aurions rien manger. Elle a sauvé la mise, on a mangé 1 plat pour 3 …

On a pas arrété de parler d’écologie, de politique et un peu d’histoire (quel nul ce Louis XIV !) avec André, l’éternel optimiste.
Panorama du haut du sommet, avec André
La ballade a duré longtemps, de 11H à 18H40 parce que j’avais demandé à Nadine “pas une ballade de tapette !”. Elle nous a pris une ballade qui était sensée durée 5H …. pour la montée !
C’était une très belle ballade, une très belle journée bien remplie :)

Guide de tourisme : Munich

20 juin 2007

Voilà ce que vous devriez aller voir (au moins passer devant) si vous n’avez qu’une journée à Munich. Je conseille avec insistance le vélo comme moyen de découverte de la ville, surtout que Munich est très agréable pour ça : piste cyclable, centre ville piéton, et même des vélos à louer “par téléphone” dans la rue, sans besoin de passer chez un loueur. (vous le voyez, vous téléphonez, et hop, il est à vous pour quelques heures!).

Un autre moyen pour les fénéants : les rikshas. Vous vous faites ballader par un guide qui vous “trimballe” dans son vélo -taxi (rikscha) , comme dans les films en Inde.

Voilà donc la liste, bientôt avec les photos :

  1. Alt Peter : la plus vielle église du centre de Munich, présente, même avant la création de la ville (à faire : avec ascension dans la tour-clocher)
  2. Marienplatz : place du centre ville (Altes und Neues Rathaus) (mairies, vue de l’extérieur)
  3. Viktualienmarkt (Maibaum) (vieux marché 22.000m² ! avec le “mât du village” )
  4. Schrannenhalle (ancien marché couvert, vue de l’extérieur)
  5. Hofbräuhaus (le plus connu des halle à bière, originairement construite pour les troupes du Duc Guillaume V de Bavière )
  6. Maximilianstraße (”grand rue” ? avec Tram et tout, et des magasins de luxe )
  7. Nationaltheater (lieu de présentation de l’Opéra de Bavière, vue depuis l’extérieur)
  8. Residenz (résidence des Ducs et Rois de Bavière, vue de l’extérieur)
  9. Odeonplatz (sur toute la longueure. La largeur, on la fera le soir) avec … :
  10. Feldherrnhalle (Halle des Commandants)
  11. … Theatinerkirche ( 17ième siècle style “haut-baroque italien),
  12. Hofgarten (style : “italien de la renaissance”. à traversée + vue du Hofgartentemple dans le Hofgarten..;D )
  13. Staatskanzlei (vue extérieure)
  14. Haus der Kunst (maison le l’art, créé comme premier bâtiment de propagande du IIIième Reich)
  15. PrinzKarlPalais (petit palais néo-classique)
  16. Englisher Garten (une grande partie … mais pas la majeure partie !) dont :
  17. … Japanishes Teehaus
  18. Eisbach (rivière canalisée, on s’y arrête pour le surfers !) (explication complète en français sur un de mes vieux sites)
  19. … Monopteros ( très joli petit temple à colonnes de style grec ou romain selon les sources)
  20. … Biergarten am Chinesischen Turm
  21. Universität (vue de l’extérieure)
  22. Siegestor (”Porte de la Victoire” : à franchir )
  23. Ludwigstraße
  24. Enfin, direction les Pinakothek : Alte, Neues ou der Modern.

Ampoules

4 juin 2007

Super ampoules au pieds !Ce soir, j’ai voulu essayer le “foot” de l’université de Biologie dans laquelle je travaille. J’avais oublié mes affaires, mais bon, je ne suis absolument pas maniaque, je fais avec ce que j’ai. Et un heure plus tard, j’aivais une sensation bizarre de “bulle” dans mes chaussures.
En rentrant à l’appart, j’ai vu le résultat. (je suis très fier d’avoir pris cette photo de mes pieds avec mon pied photo ;p )

Promis, la prochaine fois, je prend des chaussures de sport.

ampoules découpéesJe tiens à remercier Johnson&Johnson pour l’invention du Compeed. Je m’étais toujours demandé à quoi servait ces pansements en “grande taille”, mais là, j’ai vraiment apprécié.

Pfronten à vélo, Château de Neuschwanstein

21 mai 2007

<!--enpts-->ceinture pour vélo dans le train<!--enpte-->Ce WE de l’ascension nous avions prévu d’aller à Pfronten (imprononçable!) à vélo pour visiter une amie de Nadine. Comme la météo prévoyait de la pluie pour le Jeudi de l’ascension, nous avions décidé de partir en train, et revenir à vélo. On est libre à vélo ! surtout en Bavière où les trains ont une “ceinture pour vélo” (voir photo) très pratique :)

Chez Lisa, on a joué au mikado, aux cartes et fait également le lendemain une ballade en montagne. Le temps était radieux, mais l’engouement pour la marche était faible chez les filles. Je suis parti 1h en vadrouille pendant qu’elles bronzaient au milieu d’une piste de ski.

<!--enpts-->Chateau de Neuschwanstein, vue d’en bas.<!--enpte-->En tout cas, nous sommes repartis le lendemain, à vélo, à l’attaque des 120 km qui séparent Pfronten de Münich. On est parti doucement et pas tôt, et nous nous sommes obligés à passer par le château mondialement connu de Neuschwanstein (pas très prononçable non plus). Ce site hautement touristique (japonais, italiens, espagnols en troupeaux) est le seul que je connaissent qui oblige presque (y’a des calèches et même certains bus) les touristes à faire 25 minutes de marche pour voir un truc, et re-25 min pour en revenir et bien plus si on fait la queue tout en haut pour visiter le château, dont l’intérieur est parait-il plus fou que l’extérieur. Nadine était totalement déçue, elle l’imaginait bien plus grand (les films de Disney grandissent les mythes). Moi, j’en pouvais plus de marcher avec tous ces touristes et de perdre autant de temps, j’ai payé la calèche pour la déscente…<!--enpts-->Les gens qui regardent les photos du château<!--enpte-->
On en a conclu avec Nadine qu’on venait de remplir une obligation sociale, celle de visiter au moins une fois dans sa vie de Bavarois ce château de contes de fées. La petite photo vous montre les touristes désolés par la déception (un peu comme le “paris blues” des japonais à Paris) qui se consolent en regardant les superbes photos du château…

Après tout ce temps perdu, il ne nous restait plus qu’à pédaler fort pour rejoindre notre maison. Les routes ne sont pas si bien que ça dans les Alpes (pas assez de place dans la vallée, alors tout le monde sur la même route, vélo voiture et camion), mais comme souvent en Allemagne, il y a une piste cyclable sur le coté que Nadine adore, même si c’est un chemin de terre.

Puis, pour échapper à la route principale, je trouve sur la carte une jolie route qui mène à un barrage qui permet de traverser le Lech (dont on a vu les très belles chutes un peu avant). La pause que l’on fait près de ce lac de retenue y est parfaite (plein de bouffe, coin tranquille, belle vue …) et le barrage se révèle … ne pas comporter de route sur sa crête. Et on a du retourner en arrière, voilà plus d’une demie heure de perdue ! (à cause de carte mal faite, grrrr)

Peu de temps après, le super vélo de Nadine se met à dérailler pour un rien. Au bout de la 2ième fois, j’enquête, et je remarque que la roue libre ne fonctionne plus : Nadine doit pédaler tout le temps, sinon, ça déraille ! et voilà comment on arrête la moindre aventure …

<!--enpts-->Le coin de rêve dans la forêt<!--enpte-->On était par bonheur déjà dans une belle forêt. Nous décidâmes alors de pénétrer dans la forêt plus avant afin d’y trouver le coin de rêve pour la nuit. Ce qu’on réalisa avec succès (notez sur la photo le tronc à l’horizontale qu’on a installé comme table) .

Le lendemain, nous sommes revenu à la dernière ville traversée, et pris le train avec les vélos : fin de l’aventure. Note : on transpirait plus dans le train que sur nos vélos.

Pour un thème écologique enfin consensuel et raisonnée

11 mai 2007

Pendant cette campagne présidentielle 2007, une très vieille bonne idée a enfin été repris au FN : la fierté nationnale. Sarkozy et Royal ont fini chaque discours pas une marseillaise, un “vive la France”, parlent de drapeaux, de fierté d’être français ….

Nous voyons que dans cette république (que j’aime beaucoup), droite et gauche peuvent s’entendre sur ce qui est pourtant une évidence (comment être président(e) français si on n’est pas fier d’être français ?). Pour que cette valeur redevienne “noble”, il fallait juste en parler et la débarrasser des notions qu’un parti extrème lui associait. La fierté nationale n’est pas synonyme de racisme, d’autarcie, d’antieuropéanisme, etc. La France étant le pays des droits de l’homme, le racisme est anti-français.

Une autre évidence pourrait (doit) retrouver sa noblesse : la défense de la planète. Qui peut dire “je suis pour la disparition de la planète” ou de l’humanité ? Comme pour la valeur précédente, un parti s’accapart se sujet et l’associe avec d’autres thèmes au premier rang desquels vient l’anti-nucléarisme. Je le dit donc clairement : l’anti-nucléarisme est anti-écologique.

L’équation du réchauffement planétaire n’est jamais (à une exception près) donnée clairement, je vous la donne :

- La planète peut capter 3 Gigatonne de CO2 par an (3 milliard de tonnes) (d’après le GIEC, Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, créé par l’ONU)

- En 1990, l’humanité en produisait environ 6 gigatonne.

Où vont les 3 gigatonnes supplémentaires ? dans l’atmosphère!
Qu’est-ce qu’il y fait ? il y travail !
à quel métier? nous réchauffer ! (… grâce au fameux effet de serre.)
peu-on le tuer ? essayez toujours …

Ne peut-on pas avoir une politique raisonnée pour diminuer nos émissions de CO2 ? Pour que les français émettent ce qu’il est raisonable d’émettre, c’est à dire ce que peut encaisser la nature divisé par la population mondiale ( 3 gigatonneCO2 / 6 giga habitants), il faudrait qu’ils émettent 500kg de CO2 par an par habitant (et le raisonnement est valable pour le reste de monde, évidemment). D’après Jean-Marc Jancovici (qui est l’auteur du site web vers lequel vont les liens), nous devrions divisé par 4 (ou par 6 si on est pessimiste) nos émissions. Mais comme personne n’imagine le faire en 1 mois, on se donne 50 ans pour “stabiliser” la concentration de CO2 dans l’air. J’ai bien dit “stabiliser” (ça veut dire que pendant 50 ans, la concentration de CO2 augmentera dans l’atmosphère, et la températeur avec), pas “revenir au niveau d’avant”.
Etalé sur 50 ans, ça ne représente plus que 2.7% de diminution annuel.

On voit surtout qu’il est impératif que gauche et droite s’accordent sur cet objectif de 2.7% de diminution PENDANT 50 ANS ! On peut également réfléchir au fait que ce n’est pas en mettant des ampoules basse consomation (l’éclairage ne représente qu’une minuscule partie de nos besoins énergétiques) qu’on va réussir cette baisse. Il faut de toute urgence s’interdire l’avion et même la voiture particulière.

Toutes les “bonnes idées” ont un énorme problème avec la physiques : l’éolien est aléatoire (y’a pas du vent tout le temps), le solaire est très cher, peu efficace et produit de l’électricité quand on en a le moins besoin (le jour), les bio-carburants nous empècherais de manger (plus de surface pour l’agriculture vivrière) et ont besoin d’énergie (distilation de l’éthanol, etc ) pour fabriquer de l’énergie (le carburant). Ces avis peuvent vous sembler (et vous avez raison) un peu abrupts, mais ils sont réfléchis et creusés sur le même site que les précédents liens : http://www.manicore.com/documentation. Passer à ces énergies “aléatoires” (ou “jour seulement”) nous forcerais à construire des batteries gigantissimes qui sont très polluantes et ont un très faible rendement (moins de 50% ce qui conduit à multiplier par 2 l’éolien et solaire pour compenser). Dans ce contexte, seules les consomations utilisant l’énergie nucléaire pourrait être gardée (le nucléaire ne produit aucun co2 directement et quasiment pas indirectement (pour extraire l’uranium, en particulier) ).

Et c’est là qu’on arrive au débat “peut-on être anti-nucléariste et écologiste” ?
Physiquement, l’énergie nucléaire ne produit pas de ce CO2. Comme c’est la principale et la plus urgente menace environnementale, on ne peut pas le négliger.

Mais plus pragmatiquement, regardons ce que font les pays anti-nucléaristes:
Le plus convaincu : la Danemark. C’est le pays qui est le plus éolien de tous et il a une part de 1.3% (en 1999, source IEA) d’éolien dans son mix énergétique. Il émet 8.9 tonne de CO2 par an et par habitant contre 6.2 pour les français… (cf wikipedia)
L’allemagne a gelé son programme nucléaire (donc elle en a encore :) ) et a 0,1% d’éolien, et encore un peu plus de CO2 que les Danois (9.8 tonne/an/hab).

Mais pourquoi ? Malgrés l’énorme effort du Danemark pour l’éolien, il peine à dépasser les 1% de son électricité. Et pourtant, son territoire en est couvert (voir carte en bas de cette page). Bref, vous aurez beau en faire une “priorité gouvernementale”, l’éolien restera toujours négligeable. Et il faut continuer de produire de l’électricité … et donc les allemands et les danois utilisent une énergie beaucoup plus “écologique” (du point de vue anti-nucléaire) : le charbon.

Voilà, en résumé, l’anti-nucléaire est synonyme de “pro-charbon” (ou pro-pétrole). L’association “sortir du nucléaire”

Est-ce que ça veut dire que je suis “pro-nucléaire” ? NON ! Je défends les baisses d’énergie qui pourront faire baisser la consomation … de pétrole, de charbon en premier. Le nucléaire n’est pas une fin en soi, si on pouvait s’en passer, je m’en passerais bien.