Archive for the ‘munich’ Category

Les Triathlons des Bottaro de Munich

mercredi 22 novembre 2017

Depuis 2 semaines (et surement ce dimanche encore) nous faisons des « triathlons ». Celà consiste à parti à vélo (tous attachés!) et aller à la patinoire. Les enfants adorent.

Puis une pause « cantine » et enfin piscine… sinon, ce ne serais pas un triathlon.

Le premier a eu la particularité de se finir sous la grêle, lors d’une violent bourrasque. Léona qui était sur le siège-arrière a dit « ouah, le vent est tellement fort que les cailloux volent! ». J’étais content de mon attelage, parce que j’imagine qu’Emil sur ton vélo tout seul ne serais pas rester debout lors de cette bourrasque . J’ai vraiment senti que j’allais à peu près droit tout en étant penché de 10 à 20°C vers la droite (d’où venait le vent).

Léona se débrouille très bien en patin à glace. Emil a plus de mal, mais ça vient.

mes sorties surf en rivière

mardi 31 octobre 2017

en Septembre, je me suis remis à faire du surf. La vidéo postée dans ce dernier billet était ma 3ième sortie (le 30 septembre)

J’avais déjà essayé le surf de nuit : un gentil surfeur avait mis 2 projecteurs vraisemblablement équipé de batterie (j’ai pas vu de fil) : on y voyait comme en plein jour.

J’ai déjà réparer mon surf. Ce qui est marrant, c’est que le kit pour « petite réparation » était d’une marque munichoise…. comme quoi, Munich, c’est vraiment une capitale du surf! La réparation avec epoxy et fibre de verre n’est pas aussi difficile à réaliser que je le craignais. et l’époxy de sent rien du tout !

en Octobre , j’en ai refais 5 fois. dont :

  • Samedi 28 octobre: mis la combi en moins de 5min grâce à l’aide de Nadine (pourquoi la fermeture éclaire est elle dans le dos ?), je suis revenu vers 19h, il faisait nuit. J’avais bien froid au main, il faisait environ 10°C. j’ai pu vérifier qu’il n’y a PAS tous les soirs des projecteurs pour éclairer la vague. J’ai donc surfé dans une pénombre lointainement éclairé par le lampadaire de la rue. L’impression de ne pas savoir où on est, c’est assez marrant sur la vague.
    • Première fois que je démarre de l’autre coté : c’est pas facile, la vague est plus petite à l’autre bord, et je vois rien dans mon dos.
  • Mardi 31 octobre (férié pour les 500ans de Luther): j’y suis allé le matin, vers 9h. D’après les relevés météo, il a faisait 3°C à 9h et 7 à 11h. J’ai eu un peu froid sur le vélo à l’aller (c’était la première fois, la combi est assez chaude quand elle est sèche). Je me suis demandé si j’allais aller dans l’eau… mais bon, une fois à la vague, on ne résiste pas. Et j’ai bien fait, puisque j’avais moins froid mouillé ! (y’a moins de vent dans la forêt). Avant 11h, je me suis quand même dit qu’il ne fallait pas trainer. je commençait à avoir mal au main à cause du froid. D’habitude, une fois sur le vélo, tout va mieux… mais là, avec le vent sur mes « mauvais » gant néoprène, j’ai eu les droits durci par le froid. Note Pour Plus Tard : penser à prendre mes gants de vélo pour le retour. Y’avais « le père de Yves » (un français qu’on aime pas trop) qui était là: il a retiré ses gants en disant « j’ai trop chaud! »
    • abimé mon surf en voulant démarrer de l’autre coté
    • je commence à me dire que je « comprends » ce que je fais sur la vague.

Jeudi 17 Novembre:

De nuit, à 19H20, il y avait 2 surfeurs, chacun ayant ramené son projecteur de 30W. Quand l’un part en laissant sa lampe, je me demande si le 2nd va rester encore longtemps. Vers 20H arrive un nouveau surfeur, avec son projecteur de 50W: on y voyait très bien. La vague était plus grosse que d’habitude. je me suis pris une fois la planche dans le nez. Il faisait moins de 1° (d’après la météo) mais avec mes nouveaux gant 6mm, ça allait… sauf sur le vélo du retour. Donc faut vraiment suivre la « Note Pour Plus Tard » précédente : prendre des gants de vélo.
Sinon, de nuit, c’est quand même moins facile. Mais en faisant des demi-tours plus sec, c’était bizarrement bien plus facile et je restais à mi-hauteur de la vague. (mais je peux pas dire que j’ai bien compris la vague…)

 

Munich, capitale du surf de rivière

samedi 30 septembre 2017

Pour faire du surf, il suffit de mettre une combi, et de prendre son vélo :). ça me prend 30min en me pressant. Suffit de mettre 2 clés (vélo+maison) dans ses bottillons néoprènes, et hop, la liberté aquatique!

Vous le saviez surement déjà, c’est à Munich qu’est né le surf de rivière. Il y a 3 vagues régulières en cours d’eau (de 3 tailles vraiment différentes) et une artificielle (en salle avec des turbines, à 40€ les 3/4 d’heures!). Et puis quand l’Isar est en cru, on en voit aussi surfer ces vagues provisoires (mais j’ai peur des troncs d’arbres qui se baladent).

J’avais essayé 3 fois la « grande » vague, près du centre ville, là où le surf des ville est né. Mais les 2 dernières fois, je me suis fait rejeté parce que je n’avais pas la bonne planche. Ces derniers temps, j’ai essayé de m’y remettre à la vague « pour débutant » (près du camping), mais elle était trop courte (ou ma planche trop longue), et n’est là qu’entre 14 et 17h (sinon, les barrages sont fermé ==> pas assez d’eau) et donc, il y a trop de monde. La « grande » vague est même illuminée dès qu’il fait nuit (testé dimanche dernier à partir de 19h20).

Enfin bref, c’était pour dire que j’ai revendu (150€) mon ancienne planche de surf (de mer), pour en prendre une (400€) spécialement pour rivière (et plus à ma taille).
Et donc, maintenant, j’en profite bien. Aujourd’hui, j’ai même demandé à un touriste de m’envoyer une vidéo de moi, comme ça, vous aussi, vous pouvez en profiter.

Le choix de la planche n’est pas aussi facile qu’on l’imagine. Il y a plein de marque, mais quasiment tous les vendeurs te disent : soit tu en prends une pour « grande » vague, soit pour moyenne vague (la débutant). Moi qui en voulait une pour toutes les vagues…

The Place to Be

jeudi 21 septembre 2017

Hier soir, j’étais invité comme chaque année à la fête de la bière par mon entreprise.
Mai cette fois, on a eu le droit à la « tente à vin » et pas une classique « tente à bière » (qui sont des énormes hangars dans lesquels les végans auraient honte d’entasser autant de bête d’un coup)
La « tente à vin » est plus luxueuse (et cher), mais on étais bien tassé, et la boustifaille valait peut-être celle du Hofbrauhaus (du Boraout), mais avec l’ambiance de foire et l’alcool à profusion, impossible de vraiment gouter.
Mais dans le « box » d’à coté, il y avait plein de sommités/people, les allemands parlent de « Promi » (pour Prominent). Y’avais des acteurs, de présentateur télé, le patron du Bayern de Munich, et j’ai personnellement reconnu le maire du Munich. On avait l’impression d’être là où ça se passe, avec des rafales de flash récurrentes.
Mais notre table était réservée après 20h, donc on est passé à la partie « fête foraine » de l’Oktoberfest. Le grand huit « looping » valait le coup. Mais beaucoup plus populaire et original, même si ça fait 100 ans qu’ils sont sur la « prairie », c’est la « roue du diable ». J’étais plusieurs fois passé devant en me disant que c’était un spectacle surement stupide… mais pas du tout. Pour 4€ on rentre, et on peut rester autant qu’on veut, et même participer.
Il y a un animateur/meneur au micro, un grand plateau (~6m de diamètre) qui tourne, et des estrades pour faire public. Le but est d’être le dernier à rester sur le plateau tournant, les gens se faisant éjecter par force centrifuge.
Et voici ma participation (vous pouvez commencer à la moitié de la vidéo).

le premier jour d’école

mercredi 13 septembre 2017

Les Allemands n’ont pas de mot comme nous pour « la rentrée ». C’est tout simplement le « premier jour de classe ».
Linguistiquement, on pourrait en déduire que ce n’est pas un jour si important pour eux… c’est tout le contraire.

C’est LE rite de passage (les juifs ont la circoncision, les catho la confirmation…).
Quelque part, je trouve ça bien : un rite laïque, centré sur l’éducation, l’avenir. Je peux pas mieux trouver.

Mais ça prend des proportions surprenantes. La majorité des familles invitent les grand-parents à venir à l’école le premier jour.

J’ai déjà raconté le bricolage obligatoire du « cornet scolaire » (Schultüte) avant les vacances, dans le dernier mois de kindergarten.
Ce cornet doit être rempli de cadeau pour le 1er jour d’école. Les articles de presse rappellent la rêgle de bon sens : « l’enfant doit pouvoir porter son cornet tout seul » (évidemment, si vous mettez une mini-moto dedans, ça va être compliqué). Les gens mettent facilement 2kg de bonbons dedans.

Les voisins pas forcément croyants nous ont invité à aller à l’église bénir le cornet (ou l’enfant, je sais plus) à 8H.
Nous, on s’est contenté du rendez-vous de l’école à 9H. Comme attendu, c’était plein de parents, de grand-parents, de tantes, etc. Et chacun de raconter qu’il vient de l’autre coté de l’Allemagne, que son avion de 7h de mat était un poil en retard. (c’est là où le rite devient destructeur de l’avenir climatique de nos enfants)

On s’installe dans un réfectoire tout plein, on laisse Léona au premier rang. L’introduction de la cérémonie est faite par une classe de « deuxième » (équivalent CM1) qui chante une chanson dédiée à l’école dans laquelle nous sommes. Je trouve ça très bien pensé, très adapté, jolie, bravo!

Puis la directrice se présente comme nouvelle, elle aime s’entendre parler, mais ne parle pas assez fort… Elle présente les 3 institutrices qui ont l’honneur de présenter le plus important.

Le clou de la cérémonie, c’est l’appel des élèves par leur institutrice, définissant ainsi qui est dans quelle classe, avec quel prof. La directrice a prévenu : chaque élève doit réussir à venir seule avec son cornet sur la scène.

Léona est la première appelée. (les Allemands n’ont pas de noms commençant par « A » ?). On a pu lui donner le cornet à temps, elle réussi à monter sur scène. Et là on imagine combien l’absence de cornet aurait pu condamner les débuts scolaires de notre enfant…

Ensuite, l’institutrice (Madame Renard 🙂 ) mène ses élèves et leur parents dans la salle de classe. Il n’y a pas assez de place dans la classe pour tous les grands-parents, je reste dans le couloir. Heureusement que Nadine est arrivé à entrer, elle obtient les informations indispensable à la rentrée:

  1. Liste des fournitures scolaires (voir § suivant)
  2. l’emploi du temps
  3. le prochain rendez-vous parent-prof… qui est l’atelier « couverture des livres scolaires ».

Les fournitures scolaires.

3 pages de listes pour les fournitures scolaire. à gauche, le looooonnnng ticket de caisse.

Dans un monde parfait, on imagine que 90% des fournitures scolaires sont communes à tous les élèves (4 cahiers, crayons de couleurs, stylo, colle) et que chaque instit’ ajoute 10% de touche personnelle, en particulier pour l’enseignement des arts.
L’école n’est pas parfaite. L’école nous prévient avant les vacances que la liste ne sera diffusé que le jour de la rentrée, puisqu’elle dépend de l’institutrice.

Mais on sait qu’on a que 2 jours pour tout acheter. rentrée mardi matin, « vérification » des achats le jeudi soir 18h, lors de la réunion de couverture des livres (qu’il faut également payer).

Quand on voit la longue liste (3 pages d’écriture imprimée en petits caractères!), y’a de quoi s’énerver. Soit vous avez pris 2 jours de congés pour la rentrée, soit vous êtes « au foyer ».
Heureusement, il y a une autre solution (merci les voisins vaguement catho) : vous donnez la liste à la papèterie du coin, qui a prévu le coup, et employé 5 mini-job/mini-contrats pour faire votre sac de course à votre place. Ils téléphonent sur votre portable quand c’est près, et vous n’avez plus qu’à payer les presque 100€ !

Enfin, c’est la théorie « zéro effort ». J’ai tout de même passé 2 heures à vérifier les achats jusqu’à minuit (et apprendre qu’ils n’ont pas de carreau (« réglure ») SEYES, mais des numéro de réglures (« lineature 1 ») pour d’autres genre de carreau ou lignes), et marquer chaque fourniture du prénom de ma fille. Sans oublier de mettre le bon cahier (« 32 pages A4, réglure N°20 ») dans le bon protège cahier (« A4 rouge »).

Ah, et il manque encore les « feuilles de couleur A3 » et une « boite à chaussure » pour l’enseignement d’arts plastique.  Même les employés de la papèterie ont du mal avec les trop longues liste (il manquait 2 « pinceaux n°20 »).

Au final, je suis content. Léona est dans une bonne classe (la classe suivante avait l’air d’être pleine d’étranger. Cette ségrégation parait bien abusive…), avec un prof ayant de l’expérience, et dans une jolie école au décors vieillot (voir dernière image).