Archive for the ‘Général’ Category

parlons sérieusement changement climatique

Dimanche, décembre 16th, 2007

Voici une liste de liens qui expliquent bien les concepts, les bases et aussi les implications des sujets inclus dans le changement climatiques. Comme vous le voyez, tous les articles “réfléchis” viennent du site de Jean-Marc Jancovici (manicore.com) que je vous invites à lire en entier ! C’est un polytechniciens qui s’est spécialisé dans ces questions, et qui décortique les rapports du GIEC pour les rendre accessible au plus grand nombre.

D’abord, commençons pas connaitre les gaz eux mêmes. Le CO2 est le plus connu, le plus important, mais bizarrement, pas le plus “efficace” pour chauffer ! Pour tout savoir sur tous ces gaz et aussi les aérosols et les nuages :
http://www.manicore.com/documentation/serre/gaz.html

Ensuite, la question que tout le monde se pose : est-ce que l’homme est vraiment la source du changement, a-t-il réellement un impact non négligeable :
http://www.manicore.com/documentation/serre/anthropique.html

Bon, maintenant ce dont tout le monde parle : de combien ça va chauffer ? mais surtout, quand est-ce que ça va s’arréter de chauffer ?
http://www.manicore.com/documentation/serre/augmentation.html

Enfin, rentrons dans les discussions sérieuses : Cesser rapidement d’émettre des gaz à effet de serre suffirait-il à arrêter le réchauffement en cours ? (désolé pour la mauvaise surprise)
http://www.manicore.com/documentation/serre/arreter.html

Voici le sujet le moins “scientifiquement certains” : y’aura-t-il plus de tempète et autres phénomènes extrèmes ? (les exemples précis de la fin de page sont décevant/inutiles. Passer vite au lien suivant).
http://www.manicore.com/documentation/serre/tempete.html

Et puis, il y a les craintes pas encore sûre mais qui paraissent si raisonnable :
Les puits de carbone ne vont-ils pas absorber le surplus de CO2 ?

Dans l’actualité, voici 2 ou 3 liens :
Les prévisions du GIEC sont des minimums ! l’eau va monter bien plus vite ! (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-989270@51-853716,0.html

Lien catastrophiste sur les risques de guerre . Article du Figaro tiré d’un rapport de l’ONU. Rappelons que le sujet est aussi pris au sérieux par la CIA, le FIB et les armées en général. http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/12/10/01008-20071210ARTFIG00491-vers-une-guerre-mondiale-du-climat-.php

enfin, voici les conclusions de la conférence de Bali, montrant que pour une gouvernance saine, morale et tout simplement raisonnable du climat, on peut attendre 2020 !
http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=136685

Le développement durable : les énergies.

Dimanche, décembre 16th, 2007

Ces liens sont également sorti du même site de Jean-Marc Jancovici, polytechnicien expert en environnement.

Une énergie simple, pas chère et assez connue : l’hydroélectricité. Dans ce lien, on apprends combien on la sous-utilise au niveau mondial, mais combien elle est limité en général. L’auteur pense même que 15 réacteurs nucléaires sont parfois préférables à un énorme barrage… alors, l’hydroélectricité, tout beau tout propre ?

Un bilan sur les bio-carburants : les différents types, peuvent-ils fournir 100% de nos carburants, sont-ils vraiment propres, et finalement à quoi ils peuvent être utils.

Pourquoi peut-on dire que l’éolien restera négligeable dans le “mix” energétique. Pour définitivement achever tout optimisme sur l’éolien, avec les détails, voici le lien.

Toutes les généralités intéressantes sur la pile à combustible : “propreté et utilisation des piles à combustible.

Pour les “écolos” qui y croient encore, voici une explication “le gaz naturel est-il une énergie miracle“.

Un peu plus d’optimisme pour le solaire, surtout pour le chauffage, pas pour l’électricité.

Le bilan sur les énergies renouvelables, secteur par secteur (peut-on se passer de pétrole dans l’industrie, les transports ou les logements ?).

Comme il ne faut pas prendre ses avis/informations de la même source, voici un article sur le développement durable soulevé par un professeur à la University of Michigan Business School dans les échos : L’auteur explique même l’existence possible d’une société de “naturalisation” n’ayant que l’écologie comme but … et qui sombre dans la guerre civile. Le développement durable doit être aussi humain (en plus d’écologique). Bref, c’est une définition globale du développement durable, celle qui est normalement l’originale, mais que tout le monde oubli.

Munich-Paris-Madrid (pas à vélo)

Jeudi, septembre 13th, 2007

Voyager plus lentement est-il synonime de perte de temps ?

Je viens faire un voyage à Madrid, sans prendre l’avion, mais je n’ai pourtant pas perdu 1H.
Partant du fait qu’on passe un tiers de sa vie à dormir, on peut tout simplement prendre tout ce temps pour voyager. D’ailleurs, dans la majorité des livres de science fiction, les voyages interstellaire de font endormi ou congelé.
J’ai donc appliqué ce principe, et j’ai pris les trains de nuit. Je fais remarquer que les avions n’ont pas le droit d’atterir après une certaine heure, alors qu’il n’y a aucun problème pour les trains.
Je suis parti à la fin d’une journée normal de boulot, j’ai même eu le temps de manger chez moi.
Puis, je suis allé à la gare, et comme je l’aurais fait chez moi, j’ai travaillé/joué sur mon ordinateur toute la soirée. (y’avais même des prises 220V).
Puis j’ai dormi, et j’ai pu essayer le Vélib (voir l’article précédent) parisien 10 minutes après mon réveil. J’ai passé un WE complet à Paris, et rebelote, le dimanche soir, pour la soirée “ordinateur dans le train”. Et le réveil en plein centre de Madrid, à 5 stations de métro de là où était la conférence.
D’ailleurs, je n’avais que 15 minutes pour sortir du “train-hotel” et arriver à la conférence. (et j’ai finalement eu que 15 min de retard.) Connaissez-vous un aéroport duquel on arrive à sortir en moins d’une demie-heure ?

Pour moi, j’ai profiter d’un WE à Paris au lieu d’une soirée du dimanche tout seul dans un hotel paumé si j’avais pris l’avion. D’autres Parisiens sont venus le matin même, ils se sont levés à 4H du mat. A votre avis, ont-ils mieux dormi que moi ?
J’ai par contre été obligé de prendre un jour de congé le mercredi, pour ma “correspondance” entre les 2 trains de nuits du retour. Mais, j’en ai bien profité pour revoir mes amis parisiens qui me manquent.

Bref, je suis bien content de mon choix, même si personne ne m’a compris lorsque je l’ai pris.

Les meilleurs horaires de train de nuit sont 22H -> 8H, l’horaire normal d’une nuit en fait. (le Paris-Munich tourne autour de cet horaire)

Une chose est sûr : je préfère quand même rester chez moi (à Munich ou à Paris, d’ailleurs)

Vélib : début de la liberté

Jeudi, septembre 13th, 2007

Vélib, chargé à 7H du matEn tant que cycliste militant depuis plus de 15 ans à Paris pour une plus grande utilisation du vélo au dépend de la voiture en ville, je me permet d’être le 10 000ième gars à écrire un article sur ce nouveau mode de transport “semi-commun”.

Depuis qu’il existe, à peine 1 ou 2 mois, il y a déjà beaucoup plus de vélo. Même les grèves contre Juppé n’ont pas réussi à faire ça, ou du moins, pas de manière aussi durable (on peut expérer que cet effet continuera).
Mais déjà aussi, on entend plein de rabas-joie, même parmis les cyclistes “de la première heure” (avant Vélib) dire qu’il y a plein d’abus, de vélo sur les trotoirs ou brulant les feux, de ces Vélib qui ne savent pas faire de vélo, etc … Je trouve ça ahurissant cet état d’esprit si ralleur ! Listons les “petits avantages évident” que l’on peut considérer comme acquis :
1) D’abord, ça fait plein de monde qui font plus de sport et donc, autant de gens qui sont moins susceptible d’avoir des maladies vasculaires.
2) Ca fait également beaucoup plus de gens potentiellement capable de vous indiquer le chemin autrement qu’en disant “vous prenez la ligne 12 et changez à Opéra”. (ou pire, en citant le bus !). (oui, là, je m’adresse aux “cyclistes de la première heure”)
3) Parce qu’un cycliste, ça parle plus qu’un passager dans le métro, on pourra peut-être arréter de dire que les Parisiens sont anti-sociaux.
4) ça donne raison à tous ceux de l’équipe municipale qui défendent les pistes cyclables. Avant, à chaque inauguration de piste, on entendais un commentaire du genre : “c’est bien utile ces pistes cyclables sans cycliste parisien …”‘
5) les voitures s’habituent aux vélos, et arrêtent de nous ignorer sur la route, comme si on était juste des piétons plus chiants.

Mais tous ces détails sont dérisoires à l’ensemble de la société. Je peux comprendre.
En revanche, ce qui devrait intéresser tout le monde, c’est le nombre d’accidents. Et là, il faut se retourner vers les autres villes qui ont fait l’expérience. Et à chaque ville qui a augmenter significativement le nombre de vélo, le nombre d’accidents à diminuer. Donc, on peut penser (et je ne m’en prive pas) que même si ces Vélibs j’m’en-foutiste grillent tous les feux, il y aura, (après peut-être un temps d’adaptation) une baisse des accidents.
D’ailleurs, les Australiens ont également tenté l’expérience contraire. Ils ont rendu obligatoire le casque pour les cyclistes. Bilant premier : une baisse de la mortalité cycliste ? NON !!! une baisse des cyclistes tout court de 30%: qui veut porter un casque dans un pays chaud ? Conséquence secondaire : une stagnation du nombre de mort. Conclusion : le nombre d’accident de vélo ne dépend pas du nombre de vélo, mais du nombre de voiture !
Et c’est bien là l’enjeu. A force de vélo, on réduira surement le nombre de voiture à Paris, et parallèlement leur vitesse, ce qui diminuera “comme par enchantement” le nombre d’accidents pour les cyclistes et les piétons et même, pour les voitures.
Je vous l’accorde, lorsqu’on voit certains “Vélibeurs” sur la route, on se demande comment la mortalité cycliste pourraient diminuer. Mais j’en fait le pari ici, au bout d’un an, il y aura au pire, une stagnation du nombre de mort cycliste (1 ou 2 par an à Paris), au mieux, une diminution : zéro mort.
Certes, on pourrait dire de moi que j’ai “la foi”, mais il me semble que c’est une foi bien raisonnée, sur des exemples mondiaux, et j’imagine qu’à Lyon, l’expérience n’a pas été toxique, sinon, nous n’aurions pas de Vélib. Mais n’est-il pas de bon sens d’imaginer que les voitures s’habitueront et à force, respecterons plus les vélo, que les cyclistes se disciplineront (déjà, la police est sur la brèche), que les pistes cyclables seront moins encombrées et peut-être, même qu’un jour, on aura de vraies pistes cyclables qui ne disparraissent jamais après le feu rouge, qui seront sur la chaussée et non pas sur le trotoir, etc …

Je suis un peu déçu de n’avoir pas écrit dans ce blog “le vélo vaincra” il y a dix ans, comme je le pensais à l’époque. J’ai bien l’impression que c’est en train d’arriver :). Dans 2 ans, on aura diviser par 2 le nombre de voiture circulant dans Paris.

Munich-Venise à vélo

Samedi, septembre 8th, 2007

Comment résumer un périple de 15 jours dont pas un ne ressemble à l’autre ? Il y a bien un mot : Aventure.

Pour être plus précis, sans rien oublier, il faudrait écrire un tome à la Tolkien !
Nadine sur une piste cyclable pleine de fleurs
Nous avons fais évidemment du vélo, à plat, en côte et en descente, mais aussi, avec le vélo sur l’épaule en traversant les rivières (voire derniere photo), à pied dans les grosses côtes, ou sur les chemins escarpés de randonnée pédestre.

15 jours, c’est également 15 nuits, passée à la belle étoile au milieu d’un fleuve (je ne referais pas cette connerie, même si l’eau n’est pas montée) sous tente dans la forêt, ou parmis les taureaux (Je me souviendrais longtemps de ce réveil au milieu des taureaux, en pull rouge. Je n’ai pas compris pourquoi, mais une fois que je me suis éloigné de la tente, ils se sont mis à me suivre. Tel un berger, je les ai donc menés loin de la tente … pour pouvoir récupérer Nadine et déguerpir). Nous devons également avouer avoir par 2 fois profiter des chambres d’hôtes. Les campings ont également été pratiques pour poser les affaires, les laver et prendre des douches et finalement, nuit assise dans le train.

la randonnée de moulin, petit passage au dessus d’une chute d’eauEt puis, comme aux éclaireurs de France, il y a les “activités” : fabrication de barrages dans la rivière puis dans un fleuve, chateau de sable, réparation de vélo, bronzage, plongeons dans la rivière depuis les ponts.
Il y a aussi les “excursions” : Viste de Trieste, puis de Venise. Jolies photos de Venise et de la place saint Marc innondée.
Place Saint Marc, innondée
Et enfin, les contacts avec les gens du coins. Tel ce vieux couple italien qui lors d’un orage un peu violent nous invite à rentrer au chaud chez eux, pour une heure, le temps d’une belle averse. Tellement “autochtones” qu’ils ne parlaient ni anglais, ni français, ni surtout allemand comme tous les employés touristiques de la région, ni même espagnol (on a testé).

Traversée de rivière, avec vélo :)Pour les chiffres, 700km en une semaine pour rejoindre Trieste, 940 km à la fin des vacances, en entrant dans le train à Venise. 2 jours de pluie, 2 freins changés, 15 rustines utilisés (maudite jante double!), 20kg de bagage pour moi, 7kg pour Nadine, 1700m d’altitude pour le plus grand col (Obertauern), 2 bouquetins. 2 paires de boules quiesse anti-autoroute-abassourdissante. Seulement 1,5 kg de perdu. Faut dire qu’on mangeait bien.