Archive for septembre 2017

Munich, capitale du surf de rivière

samedi 30 septembre 2017

Pour faire du surf, il suffit de mettre une combi, et de prendre son vélo :). ça me prend 30min en me pressant. Suffit de mettre 2 clés (vélo+maison) dans ses bottillons néoprènes, et hop, la liberté aquatique!

Vous le saviez surement déjà, c’est à Munich qu’est né le surf de rivière. Il y a 3 vagues régulières en cours d’eau (de 3 tailles vraiment différentes) et une artificielle (en salle avec des turbines, à 40€ les 3/4 d’heures!). Et puis quand l’Isar est en cru, on en voit aussi surfer ces vagues provisoires (mais j’ai peur des troncs d’arbres qui se baladent).

J’avais essayé 3 fois la « grande » vague, près du centre ville, là où le surf des ville est né. Mais les 2 dernières fois, je me suis fait rejeté parce que je n’avais pas la bonne planche. Ces derniers temps, j’ai essayé de m’y remettre à la vague « pour débutant » (près du camping), mais elle était trop courte (ou ma planche trop longue), et n’est là qu’entre 14 et 17h (sinon, les barrages sont fermé ==> pas assez d’eau) et donc, il y a trop de monde. La « grande » vague est même illuminée dès qu’il fait nuit (testé dimanche dernier à partir de 19h20).

Enfin bref, c’était pour dire que j’ai revendu (150€) mon ancienne planche de surf (de mer), pour en prendre une (400€) spécialement pour rivière (et plus à ma taille).
Et donc, maintenant, j’en profite bien. Aujourd’hui, j’ai même demandé à un touriste de m’envoyer une vidéo de moi, comme ça, vous aussi, vous pouvez en profiter.

Le choix de la planche n’est pas aussi facile qu’on l’imagine. Il y a plein de marque, mais quasiment tous les vendeurs te disent : soit tu en prends une pour « grande » vague, soit pour moyenne vague (la débutant). Moi qui en voulait une pour toutes les vagues…

The Place to Be

jeudi 21 septembre 2017

Hier soir, j’étais invité comme chaque année à la fête de la bière par mon entreprise.
Mai cette fois, on a eu le droit à la « tente à vin » et pas une classique « tente à bière » (qui sont des énormes hangars dans lesquels les végans auraient honte d’entasser autant de bête d’un coup)
La « tente à vin » est plus luxueuse (et cher), mais on étais bien tassé, et la boustifaille valait peut-être celle du Hofbrauhaus (du Boraout), mais avec l’ambiance de foire et l’alcool à profusion, impossible de vraiment gouter.
Mais dans le « box » d’à coté, il y avait plein de sommités/people, les allemands parlent de « Promi » (pour Prominent). Y’avais des acteurs, de présentateur télé, le patron du Bayern de Munich, et j’ai personnellement reconnu le maire du Munich. On avait l’impression d’être là où ça se passe, avec des rafales de flash récurrentes.
Mais notre table était réservée après 20h, donc on est passé à la partie « fête foraine » de l’Oktoberfest. Le grand huit « looping » valait le coup. Mais beaucoup plus populaire et original, même si ça fait 100 ans qu’ils sont sur la « prairie », c’est la « roue du diable ». J’étais plusieurs fois passé devant en me disant que c’était un spectacle surement stupide… mais pas du tout. Pour 4€ on rentre, et on peut rester autant qu’on veut, et même participer.
Il y a un animateur/meneur au micro, un grand plateau (~6m de diamètre) qui tourne, et des estrades pour faire public. Le but est d’être le dernier à rester sur le plateau tournant, les gens se faisant éjecter par force centrifuge.
Et voici ma participation (vous pouvez commencer à la moitié de la vidéo).

le premier jour d’école

mercredi 13 septembre 2017

Les Allemands n’ont pas de mot comme nous pour « la rentrée ». C’est tout simplement le « premier jour de classe ».
Linguistiquement, on pourrait en déduire que ce n’est pas un jour si important pour eux… c’est tout le contraire.

C’est LE rite de passage (les juifs ont la circoncision, les catho la confirmation…).
Quelque part, je trouve ça bien : un rite laïque, centré sur l’éducation, l’avenir. Je peux pas mieux trouver.

Mais ça prend des proportions surprenantes. La majorité des familles invitent les grand-parents à venir à l’école le premier jour.

J’ai déjà raconté le bricolage obligatoire du « cornet scolaire » (Schultüte) avant les vacances, dans le dernier mois de kindergarten.
Ce cornet doit être rempli de cadeau pour le 1er jour d’école. Les articles de presse rappellent la rêgle de bon sens : « l’enfant doit pouvoir porter son cornet tout seul » (évidemment, si vous mettez une mini-moto dedans, ça va être compliqué). Les gens mettent facilement 2kg de bonbons dedans.

Les voisins pas forcément croyants nous ont invité à aller à l’église bénir le cornet (ou l’enfant, je sais plus) à 8H.
Nous, on s’est contenté du rendez-vous de l’école à 9H. Comme attendu, c’était plein de parents, de grand-parents, de tantes, etc. Et chacun de raconter qu’il vient de l’autre coté de l’Allemagne, que son avion de 7h de mat était un poil en retard. (c’est là où le rite devient destructeur de l’avenir climatique de nos enfants)

On s’installe dans un réfectoire tout plein, on laisse Léona au premier rang. L’introduction de la cérémonie est faite par une classe de « deuxième » (équivalent CM1) qui chante une chanson dédiée à l’école dans laquelle nous sommes. Je trouve ça très bien pensé, très adapté, jolie, bravo!

Puis la directrice se présente comme nouvelle, elle aime s’entendre parler, mais ne parle pas assez fort… Elle présente les 3 institutrices qui ont l’honneur de présenter le plus important.

Le clou de la cérémonie, c’est l’appel des élèves par leur institutrice, définissant ainsi qui est dans quelle classe, avec quel prof. La directrice a prévenu : chaque élève doit réussir à venir seule avec son cornet sur la scène.

Léona est la première appelée. (les Allemands n’ont pas de noms commençant par « A » ?). On a pu lui donner le cornet à temps, elle réussi à monter sur scène. Et là on imagine combien l’absence de cornet aurait pu condamner les débuts scolaires de notre enfant…

Ensuite, l’institutrice (Madame Renard 🙂 ) mène ses élèves et leur parents dans la salle de classe. Il n’y a pas assez de place dans la classe pour tous les grands-parents, je reste dans le couloir. Heureusement que Nadine est arrivé à entrer, elle obtient les informations indispensable à la rentrée:

  1. Liste des fournitures scolaires (voir § suivant)
  2. l’emploi du temps
  3. le prochain rendez-vous parent-prof… qui est l’atelier « couverture des livres scolaires ».

Les fournitures scolaires.

3 pages de listes pour les fournitures scolaire. à gauche, le looooonnnng ticket de caisse.

Dans un monde parfait, on imagine que 90% des fournitures scolaires sont communes à tous les élèves (4 cahiers, crayons de couleurs, stylo, colle) et que chaque instit’ ajoute 10% de touche personnelle, en particulier pour l’enseignement des arts.
L’école n’est pas parfaite. L’école nous prévient avant les vacances que la liste ne sera diffusé que le jour de la rentrée, puisqu’elle dépend de l’institutrice.

Mais on sait qu’on a que 2 jours pour tout acheter. rentrée mardi matin, « vérification » des achats le jeudi soir 18h, lors de la réunion de couverture des livres (qu’il faut également payer).

Quand on voit la longue liste (3 pages d’écriture imprimée en petits caractères!), y’a de quoi s’énerver. Soit vous avez pris 2 jours de congés pour la rentrée, soit vous êtes « au foyer ».
Heureusement, il y a une autre solution (merci les voisins vaguement catho) : vous donnez la liste à la papèterie du coin, qui a prévu le coup, et employé 5 mini-job/mini-contrats pour faire votre sac de course à votre place. Ils téléphonent sur votre portable quand c’est près, et vous n’avez plus qu’à payer les presque 100€ !

Enfin, c’est la théorie « zéro effort ». J’ai tout de même passé 2 heures à vérifier les achats jusqu’à minuit (et apprendre qu’ils n’ont pas de carreau (« réglure ») SEYES, mais des numéro de réglures (« lineature 1 ») pour d’autres genre de carreau ou lignes), et marquer chaque fourniture du prénom de ma fille. Sans oublier de mettre le bon cahier (« 32 pages A4, réglure N°20 ») dans le bon protège cahier (« A4 rouge »).

Ah, et il manque encore les « feuilles de couleur A3 » et une « boite à chaussure » pour l’enseignement d’arts plastique.  Même les employés de la papèterie ont du mal avec les trop longues liste (il manquait 2 « pinceaux n°20 »).

Au final, je suis content. Léona est dans une bonne classe (la classe suivante avait l’air d’être pleine d’étranger. Cette ségrégation parait bien abusive…), avec un prof ayant de l’expérience, et dans une jolie école au décors vieillot (voir dernière image).